vendredi 10 mars 2017

#Actualité - Uberisation et Précarité

#Ubérisation
Un syndicat CGT de coursiers à vélo voit le jour



C’est l’histoire d’Arthur, coursier à vélo et livreur de repas à domicile, qui avec quatre de ses collègues a décidé de venir se syndiquer à la CGT et de créer le syndicat CGT des coursiers à vélo de Gironde avec l’Union départementale CGT, la Fédération du commerce et la Fédération du transport.

Avant de venir frapper à la porte de la CGT, ces jeunes auto-entrepreneurs chez Deliveroo faisaient déjà partie du Collectif Coursiers Bordeaux et ont connu la fermeture de Take eat easy pour qui ils travaillaient auparavant.
« Ces jeunes font souvent ce type de travail parce qu’ils aiment le vélo avant tout et parce qu’ils ont la possibilité de choisir leurs horaires. Seulement, à Bordeaux, les candidats pour les plateformes (Foodora, Deliveroo, Ubereats) sont de plus en plus nombreux et ils sont de moins en moins payés à l’heure mais à la course », explique Loïc Notais de l’UD de Gironde.

L’illusion de l’autonomie est de courte durée face à la réalité de la pauvreté et de la précarité vécues par ces travailleurs. Selon une étude publiée par l’Insee le 19 décembre 2016, le revenu moyen des auto-entrepreneurs tourne autour de 410 euros, soit moins que le montant du RSA !
La CGT est à l’écoute de ces travailleurs indépendants. « Il s’agit d’une population très diverse et difficile à gérer car ils sont là aujourd’hui mais ne le seront peut-être plus demain » précise Loïc Notais. 
La CGT vient de créer également un syndicat chez les VTC. 
Avec eux, elle porte le combat pour une juste rémunération, de meilleures conditions de travail, la reconnaissance et la dignité auxquelles ces travailleurs ont droit. 

Elle milite aussi pour le droit à la négociation et à la représentation au sein des plateformes, par la mise en place d’instances représentatives des personnels.

Uberisation = Travail de Précarité, Ces méthodes sont de plus en plus utilisées et donne hélas des idées a certains ou l'ont entends jour après jour "soyez souples.."

Imaginez vous un salarié pouvoir vivre dans ces conditions toutes sa carrières ???? 
nous connaissons tous la réponse !

Image : © Pascal BASTIEN / Divergence

jeudi 9 mars 2017

#Elections Pro - CGT en tête chez les Cadre

#Élections professionnelles : belle victoire de la CGT chez les cadres de Smile




Actualité:
Avec 71,4 %, la CGT et l’Unsa, sur une liste commune, ont remporté une très belle victoire lors des élections professionnelles de l’entreprise de logiciel libre Smile qui compte 800 salariés, dont 29 ETAM (employés, techniciens et agents de maîtrise), 749 cadres et ingénieurs

Un résultat qui récompense une réelle implication, au plus près des problématiques qui se posent aujourd’hui dans l’entreprise et des attentes des employés de Smile répartis sur 9 agences en France. En effet, la direction de Smile ne semble pas toujours très attentive au respect de la convention collective lorsqu’il s’agit de passer de nouveaux accords. Quant aux accords existants leur respect n’est pas toujours acquis, notamment en ce qui concerne le forfait jour. Enfin, les échanges avec les salariés ont permis de dégager 2 priorités :
  • la hausse des salaires qui sont globalement 10 % en deçà des autres entreprises du secteur ;
  • la conclusion d’un accord sur le télétravail.
Nul doute que la détermination des nouveaux représentants syndicaux de Smile sera essentielle pour défendre les salariés de Smile et leur apporter de nouveaux droits.
  • On leurs souhaites le meilleure.
Le saviez-vous :
Alors que l'on prévoit une journée "festive" pour certains avec des communications en demandant de respecter le port du badge et de faire attention a la circulation des personnes pour ce vendredi 10 Mars, des réorganisations sans informations des instances sont en cours ....l'image ne correspondrait elle pas a l'application de celle-ci ? 
y aurait il une différence entre le fond et la forme ?
Entre des communications et une gestion des salariés et équipe différentes , pouvez-vous sortir pour récupérer vos enfants vendredi qui seront conviés ? si oui a quelle heure ? 

Alors ne vous y trompez pas - L'image est hélas bien souvent différente des faits dans la pratique !

Tout est possible avec une implication de tous - rejoignez nous !

lundi 6 mars 2017

#Cinema - a voir et revoir

Après avoir enregistré un demi-million d'entrées en salles, le film engagé et satirique de François Ruffin qui égratigne avec dérision le géant du luxe LVMH et son PDG Bernard Arnault a donc été primé vendredi dernier du « César du meilleur documentaire » lors de la 42ème édition de cette cérémonie qui a eu lieu le 24 Février dernier.

Synopsis:
Jocelyne et Serge Klur fabriquaient des costumes Kenzo à Poix-du-Nord, près de Valenciennes. Mais leur usine délocalisée en Pologne, ils se sont retrouvés au chômage, criblés de dettes… "On doit vivre avec 4€ par jour pour nous trois, c’est l’assistance sociale qui a calculé le budget !" Une intervention en assemblée générale des actionnaires suffira-t-elle à régler leurs soucis ? Du suspense, de l’émotion, de la rigolade, et même de l’espionnage pour ce thriller social… 


En recevant son prix, vêtu d'un T-shirt « I love Vincent » (pour Vincent Bolloré, patron de Canal+, qui retransmet les César), il a tenu à alerter sur les délocalisations, évoquant le sort d'une usine de sèche-linge Whirlpool à Amiens, promise à la fermeture:
 
« Il y a 15 ans, j'étais déjà à Amiens et c'était le lave-linge qui partait en Slovaquie. (...)   
"Mon film, il parle d'une usine qui part en Pologne et qui laisse derrière un paquet de misère et un paquet de détresse. 
Et au moment où je vous parle, c'est une usine d'Amiens, qui s'appelle Whirlpool, qui fabrique des sèche-linge, qui subit la même histoire puisque maintenant ça part là aussi en Pologne (...) 
Ça fait maintenant trente ans que ça dure dans l'ameublement, dans le textile, dans la chimie, dans la métallurgie, ainsi de suite. Pourquoi ça dure depuis trente ans ? 
Parce que ce sont des ouvriers qui sont touchés, et donc on n'en a rien à foutre.". 
«Dans ce pays il y a peut-être des sans dents, mais surtout il y a des dirigeants sans cran », a lancé François Ruffin.



Épilogue: 
Le journaliste François Ruffin a remis vendredi soir son César du meilleur documentaire, reçu le 24 février pour "Merci Patron !", à des ouvriers de l'usine Whirlpool de Longueau
(Somme) qui s'opposent à la délocalisation de leur outil de travail en Pologne. 

A voir ou revoir ! 

vendredi 3 mars 2017

Dossier du Vendredi - Forfaits Jours et Loi Travail


Pour les cadres, la « loi travail » a modifié les règles des forfaits en jours en réussissant à conjuguer liberté et sécurité pour les employeurs, du moins en apparence, avec une absence de protection efficace de la santé des salariés ! 
Le résultat complexe est décrypté dans ce dossier spécial de Cadres et Droits, revue militante, juridique, et revendicative.

Quand la «loi travail» s’occupe des forfaits en jours...

Imposée sans débat parlementaire à coups de 49-3, contestée par une mobilisation multiforme d’une ampleur et d’une durée inhabituelles, alliant manifestations de masse, pétition en ligne et occupation de la rue par les débats citoyens de « Nuit debout », la « loi travail » symbolise les abandons en matière sociale du quinquennat qui s’achève.
Soumission aux revendications du MEDEF, écoute réservée aux seuls syndicats complaisants, négation des principes structurant notre droit du travail, choix dogmatique d’une réécriture du code du travail distinguant ordre public, champ de la négociation collective et dispositions supplétives, au risque d’aboutir à des textes ubuesques où un article est contredit par le suivant : voilà pour la méthode.
Quant au contenu, complétant les lois précédentes - « sécurité de l’emploi », Macron et Rebsamen -, il contribue à un recul des droits individuels et collectifs des travailleurs « sans précédent depuis des décennies », pour employer une expression parfois galvaudée dans notre discours syndical, mais hélas tout à fait appropriée.

Cette appréciation n’amène pas à sous-estimer les reculs imposés au gouvernement au l des versions successives, ni les éléments disponibles pour en combattre l’application. 

La mobilisation du droit, composante à part entière de la démarche syndicale,
en fait évidemment partie. D’autant que la bataille contre ce texte a permis des débats « grand public » sur des questions jusque là réservées aux spécialistes et montré que le droit du travail relevait d’abord d’un choix de société et non d’une simple technique.

La connaissance du nouveau paysage juridique est donc indispensable. Nombres d’argumentaires, analyses et outils d’information ont été publiés depuis un an par la CGT et  aussi via l’UGICT.

Nous avons donc souhaité consacrer ce dossier de Cadres et Droits à un sujet concernant particulièrement la catégories des  forfaits en jours, dont la « loi travail » a modifié les règles en réussissant à conjuguer liberté et sécurité (du moins apparente) pour les employeurs, absence de protection efficace de la santé des travailleurs et complexité du dispositif !

Sommaire:
  • Les forfaits jours après la « loi travail »  
  • Les revendication
  • Autonomie et forfaits en jours (un arrêt très utile du 15 décembre 2016)
  • Forfaits en jours et heures des élus

En Savoir plus 
Lire le dossier complet en ligne : cadres_et_droits_forfaits_
Source : Publié dans Cadres et Droits à télécharger ici en .pdf


 
 

lundi 27 février 2017

#Actu - A savoir Egalité - H/F

Le 8 mars à 15h40 : Pour l'Égalité H/F

 
En 2017, nous voulons que cessent enfin les inégalités au travail, en termes de salaires, d’accès à l’emploi, de carrière, de temps de travail. Nous voulons l’égalité salariale et la revalorisation des salaires dans les métiers à prédominance féminine.
En 2017, nous voulons que soit garanti le droit d’accès à l’avortement, à la contraception dont la légitimité est sans cesse remise en cause. Nous voulons un égal accès à la santé et aux services publics garants d’une égalité de traitement pour toutes et tous.
En 2017, nous voulons que cessent les violences sexuelles et sexistes à l’encontre des femmes : au travail, dans l’espace public comme à la maison.
En 2017 nous voulons des politiques volontaristes contre les stéréotypes de genre : à l’école, dans les médias, dans la vie publique et privée.
En 2017 nous voulons le partage des tâches domestiques et des services publics de prise en charge de la petite enfance et des personnes âgées dépendantes.
Les femmes sont toujours payées en moyenne un quart de moins que les hommes. Ceci signifie donc que chaque jour, elles travaillent gratuitement à partir de 15h40.

Aussi, nous appelons à faire du 8 mars 2017 une journée d’actions et de grèves pour les droits des femmes.

Pour refuser le travail gratuit et exiger l’égalité professionnelle, nous appelons à des arrêts de travail à 15h40 dans toute la France et sur tous les lieux de travail.
Montrons que nos luttes sont des conditions nécessaires et indispensables pour l’émancipation des femmes et des peuples.
Et montrons que nous devons toutes et tous rester solidaires, vigilantes et combatives pour renforcer nos acquis et obtenir de nouveaux droits.

Le 8 mars à 15h40 : toutes et tous dans l’action.
Inscrivez-vous sur le site 8mars15h40.fr

Source: http://cgt.fr/-Le-8-mars-a-15h40-toutes-et-tous-

 

vendredi 24 février 2017

#Dossier du Vendredi - TéléTravail Avis de l'OIT

S'il offre à première vue beaucoup d'avantages, comme un gain de temps et d'argent sur les transports et une vie de famille plus équilibrée, un rapport de l'Organisation internationale du travail et Eurofound, une agence de l'Union Européenne, s'appuie sur des recherches menées dans 15 pays, estime qu'à forte dose, il peut nuire à la santé.



Le rapport distingue les télétravailleurs à domicile, qui semblent jouir d’un meilleur équilibre travail/famille, et les travailleurs « très mobiles », qui utilisent les nouveaux moyens de communication et sont davantage exposés à des répercussions négatives sur leur santé et leur bien-être.
Le rapport souligne « la tendance à induire un allongement de la durée du travail, à créer un chevauchement entre le travail salarié et la vie privée et à entraîner une intensification du travail ». « 41 % des employés très mobiles font état de niveaux élevés de stress, comparés à 25 % chez ceux qui travaillent tout le temps au bureau », indique l'étude.
En outre, 42 % des personnes travaillant en permanence à domicile et 42 % des télétravailleurs très mobiles déclarent se réveiller plusieurs fois par nuit, alors qu'ils ne sont que 29 % chez les personnes employées sur leur lieu de travail. Jon Messenger, co-auteur du rapport, souligne les avantages du télétravail à temps partiel qui permet aussi de garder le contact avec les autres collègues.

« L'équilibre idéal semble être 2 à 3 jours de travail à domicile », a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Genève. « Peut-être que les sociétés devraient y recourir plus souvent, car cela a des effets positifs, non seulement pour les employés mais également pour l'employeur », a-t-il souligné.
Le rapport préconise par ailleurs un « droit à la déconnexion » qu'il faut IMPOSER et faire RESPECTER pour la santé de tous !


BON WEEK-END A TOUS 
 

jeudi 23 février 2017

#Sondage - Cadre Ou Non Cadre Attention

La grande majorité des cadres du privé affirment être « sous pression ». C'est la seizième édition du baromètre Ifop-Cadremploi publiée jeudi dernier qui le dit.


Confirmant ce qui ressortait déjà par exemple du baromètre Viavoice Ugict-CGT de 2016, ce sondage dénombre 80 %  des cadres du secteur privé qui affirment ressentir une pression liée à leur « charge de travail », « plutôt importante » (54 %), voire « importante » (26 %). Et 73 % rapportent également travailler sous la pression d'« objectifs à atteindre ».
De ce point de vue, le sondage effectué pour l'Ugict-CGT en 2016 pointait que 48 % des cadres percevaient que les pratiques managériales de leur entreprise ou administration s'étaient plutôt détériorées. Près de 7 sur dix estimaient aussi que leur charge de travail avait augmenté et que pour 54 % d'entre eux, le temps de travail avait augmenté. Dans cette situation, les cadres semblent soucieux de déconnecter le soir et le week-end (pour 60 %), ce qui démontre non seulement la pertinence mais aussi l'urgence de négocier partout un véritable droit à la déconnexion.

Ce chiffre rejoint d'ailleurs le souhait exprimé par 56 % des cadres interrogés par Viavoice pour le baromètre Ugict-CGT 2016. 
Hélas, ce n'est pas la mention d'un droit à la déconnexion dans la loi Travail qui risque d'apporter la réponse attendue. La mise en œuvre de ce droit minimaliste est renvoyée au 1er juillet 2017. Le gouvernement s'est saisi de cette aspiration pour en faire un sujet de négociation sans obligation de mise en place des trêves de mails, et surtout renvoyé à des chartes d’entreprises sans valeur normative…
Pire, la mise en œuvre de la loi imposée par Manuel Valls va encore aggraver la pression sur les cadres. Ainsi par simple accord d’entreprise, on pourra passer de 10 à 12h de travail maximum par jour ou bien  passer de 44 à 46h de travail maximum par semaine sur 16 semaines (au lieu de 12 aujourd’hui). 
De la même manière, il suffira d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins compensées. 
Et les directions d'entreprise pourront aussi décompter les temps d’astreinte des temps de repos. Et que dire encore de l'extension des forfaits jours... ?

Avec ça, la pression managériale imposée par la financiarisation de notre économie n'est pas prête de retomber.