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vendredi 3 février 2017

#Sondage - ConditionsDeTravail

Selon une enquête MediaRH du vendredi 27/01/2017


66 % des salariés estiment que les mesures prises par le gouvernement ont dégradé les conditions de travail, 26 % « fortement » et 40 % « un peu ». 
Mais si ces réformes sacrificielles servaient à quelque chose... 

Pas convaincus les salariés sont sceptiques concernant l'impact des réformes sur le marché du travail : 
seulement 20 % leur attribuent un « impact positif » sur la baisse du chômage, 18 % sur l'organisation du temps de travail, 15 % sur leur employabilité et sur les relations professionnelles au sein de leur entreprise. 

Les salariés jugent aussi sévèrement l'inversion de la hiérarchie des normes, l'une des pierres angulaires de la loi travail qui donne la primauté de l'accord d'entreprise sur l'accord de branche en matière de temps de travail : 45 % lui attribuent un impact négatif, 24 % un impact positif, 30 % aucun impact. 
On le voit, ça valait vraiment la peine de tordre le bras de la représentation nationale en usant à six reprise du 49.3 via les loi Macrons ou autres El Kohmri pour imposer des réformes qui six mois plus tard restent en travers de la gorge des salariés.

Et vous qu'en pensez-vous ? êtes vous content des NAO 2016 ???....

Source: http://www.mediarh.com/

lundi 16 janvier 2017

Se tenir informer: Campagne Santé au Travail: La mèche est là


CAMPAGNE : SANTE ET SECURITE AU TRAVAIL

La Santé est importante pour Tous - Vous avez des droits - il est bon de le rappeler.


ACCIDENT DU TRAVAIL: quelle définition ? 

L’article L411-1 du Code de la sécurité sociale prévoit qu’« Est considéré comme accident du travail, quelle qu'en soit la cause, l'accident survenu par le fait ou à l'occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant, à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d'entreprise ».

Ainsi deux situations sont couvertes : par le fait du travail ou à l’occasion du travail. 
La deuxième situation soulève plusieurs questions, notamment dans l’hypothèse où le salarié serait préalablement à sa venue au travail souffrant, et qu’il fait l’objet d’un malaise, est-ce un accident de travail ou non ? 

L’accident de travail se caractérise généralement par sa soudaineté, caractéristique le différenciant de la maladie professionnelle. Toutefois, il existe des exceptions, car certaines maladies contagieuses qui auraient été contractées à l’occasion du travail peuvent être considérées comme un accident de travail.
Il faut également que le salarié justifie d’une lésion corporelle suite au fait accidentel pour que ce dernier soit considéré comme un accident de travail.

Faire l’objet d’un malaise sur son lieu de travail présumé comme étant un accident de travail par les juges 

Les règles en matière de droit du travail partent du principe que si le malaise intervient sur le lieu de travail, l’accident est présumé être un accident du travail. Cette présomption ne pourra être renversée que si la caisse primaire d’assurance maladie ou l’employeur parviennent à prouver que le malaise a une cause totalement étrangère au travail.

 

Autrement dit, même si le salarié souffrait d’un état pathologique antérieur à sa prise de fonction, le malaise survenu sur le lieu de travail sera qualifié d’accident du travail, à moins qu’il ne soit apporté la preuve contraire. Dès lors que les conditions de travail ont une incidence dans la réalisation du malaise, il sera considéré comme imputable au travail, même si le salarié souffrait antérieurement à sa prise de fonction. 

Les conséquences de la qualification d’accident du travail

La qualification ou non d’accident du travail a une importance toute particulière pour le salarié et l’employeur.

 

Le salarié victime d’un accident de travail bénéficie ainsi d’indemnités journalières de la sécurité sociale suite à son arrêt de travail mais également d’un complément versé par l’employeur sans aucun jour de carence. 
Par ailleurs, il ne peut pas faire l’objet d’un licenciement pendant la période d’arrêt sauf pour faute grave ou pour un motif non lié à l’accident.
Le droit du travail, matière éminemment évolutive, doit conduire les employeurs comme les salariés à s’entourer d’un maximum de précautions.

Rappelons que l’employeur a un devoir de sécurité qui s’il n’est pas respecté entraine des sanctions. 
De plus la santé ne s'achète pas, il faut donc garder les acquis permettant aux salariés quelque soit le poste de pouvoir se soigner et d'être en capacité de pouvoir travailler correctement en bonne santé.
Pour en savoir plus et afin de pouvoir obtenir notamment des informations sur l'évolution du droit en la matière mais également la position que nous défendons 
Rejoignez-nous et recevrez directement le bulletin d'information dans votre boite aux lettres
 
BONNE SEMAINE A TOUS ET TOUTES

vendredi 2 décembre 2016

Dossier du Vendredi: Les jeunes et l'emploi précaire

OUVRIR DES PERSPECTIVES POUR L'AVENIR DES JEUNES EN ENTREPRISES



  
HISTORIQUE:
En Mars 2012, lUGICT-CGT et l'UNEF interpellaient les candidats à la présidentielle.
En Juin 2012, nous présentions une proposition de loi cadre pour l'emploi des jeunes.
Cette interpellation à contribué à placer l'enjeu de la jeunesse au coeur du débat de 2012, et a permis d'arracher la prise en compte des années d'apprentissage pour le calcul de la retraite (2013), une loi réglementant les stages en entreprise (2014) , et la mise en place d'une aide à la recherche du premier emploi (2016).
Cependant la promesse d'accorder la priorité à la jeunesse n'a pas été tenue par Mr François Hollande  et la situation des jeunes en 2016 ne s'est pas améliorée.
Les jeunes diplômés ont encore plus de difficulté à accéder à l'emploi qu'en 2012. 

Pour les jeunes, c’est toujours la crise, avec :

  •  Un fort chômage, même si le diplôme protège : 25 % des diplômé-e-s à bac +2 ou plus, ont passé au moins 6 mois au chômage durant leurs 3 premières années d’insertion.

  •  Une difficulté d’accès au CDI : environ un tiers des jeunes diplômé-e-s du supérieur n’accède pas au CDI 3 ans après la sortie du système éducatif.

  •  Le déclassement: le premier salaire d’un jeune diplômé à bac +2/3 est de 1350 € net, il s’élève à 1860 € net pour les diplômés de Master et 2000 € net pour les docteurs.

  •  Des discriminations racistes, sexistes ou liées à l’origine sociale, avec une situation moins favorable à niveau de diplôme équivalent.
    Pourquoi ? Parce qu’à l’exception des mesures obtenues par la mobilisation des jeunes et des salariés, les dispositifs mis en place se sont fondés sur des incitations par des exonérations de cotisations sociales aussi coûteuses qu’inefficaces. Parce que pour le MEDEF, les jeunes sont seulement vus comme un instrument de dumping pour faire baisser le niveau de protection sociale de l’ensemble des salariés
  • Les contrats de générations ont fait un flop, faute de dispositif contraignant.
  • Les emplois d’avenir et la Garantie jeune, s’ils ont amélioré la situation des jeunes à qui ils ont bénéficié, ont continué à complexifier le millefeuille de dispositifs sans cohérence ni lisibilité et pérennité.
  •  Les 40 milliards du pacte de responsabilité ne se sont traduits ni par des recrutements, ni par une résorption de la précarité.  
De la mobilisation contre le CPE en 2006, à celle contre la loi Travail en 2016, les jeunes ont massivement exprimé leur attachement au système de protection sociale solidaire et leur refus de contrats spécifiques et dérogatoires. L’enjeu est de permettre l’accès des jeunes au droit commun. 
L’enjeu est de permettre l’accès des jeunes au droit commun
Alors que la démographie et le niveau de qualification des jeunes sont ses principaux atouts, en tournant le dos à sa jeunesse, le pays s’enfonce dans la crise et la dépression. Pourtant, pour réussir l’ensemble des mutations, pour que la révolution numérique par exemple se traduise par des progrès sociaux, environnementaux et économiques, la France a besoin de s’appuyer sur l’innovation, la créativité et les qualifications des jeunes. Il est temps d’avoir une ambition pour la jeunesse. 
La CGT et l’UNEF portent un projet d’ensemble visant à la mise en sécurité sociale de la jeunesse et des salarié-es : une allocation d’autonomie pour relancer l’ascenseur social et permettre aux étudiant-es de poursuivre leurs études en étant autonomes financièrement et socialement. La sécurité sociale professionnelle et le nouveau statut du travail avec des droits individuels (à la mobilité, à la formation professionnelle, à la reconnaissance de la qualification et au déroulement de carrière...) garantis collectivement. Pour relancer l’ascenseur social, ouvrir des perspectives et lut- ter contre le déclassement des jeunes qui n’ont jamais été aussi qualifiés, l’UGICT-CGT propose la mise en place d’un statut de l’encadrement.
Dans la loi, les négociations interprofessionnelles, de branche ou d'entreprise, l'UNEF et la CGT continueront à se battre pour protéger , stabiliser et reconnaitre les qualifications de tous les salariés et des jeunes , il s'agit de gagner la mise en oeuvre de Mesures importantes .

1 Source : CEREQ, enquête Génération 2013

Comment Améliorer la situation ? 
  • Prendre en compte les années d’études, de stage et de précarité pour le calcul de la retraite.
  • Créer un statut de l’étudiant-e salarié-e pour le calcul de la retraite
  • Renforcer la protection des stagiaires
  • Des droits et des perspectives pour les apprenti-es
  • Service civique : un vrai droit à l’engagement, pas des emplois déguisés
  • Pénaliser les entreprises qui abusent des contrats courts
  • Elargir le salariat aux travailleurs et travailleuses des plateformes numériques
  • Mettre en place une politique au service de l’emploi des jeunes et de l’avenir du pays
  • Titularisation de tous les personnels précaires dans la fonction publique et remplacement de tous les départs en retraite
  • Mettre en place un salaire de première embauche pour chaque niveau de qualification et de diplôme
  • Soutenir, financer et accompagner les projets innovants socialement et écologiquement
  • Développer un management alternatif permettant la maîtrise de son travail
  • Réduire le temps de travail pour permettre l’égalité femme/homme et l’exercice de la parentalité
  • Lutter contre les discriminations
L'avenir doit ce construire et non se subir  - a suivre donc !
                  Téléchargez le document PDF : icon Ouvrir des perspectives aux jeunes diplômés

Source: Novembre 2016- Ugirc CGT - perspectives-jeunes-diplomes-15-propositions-unef-ugict

 

jeudi 10 novembre 2016

Dossier du Jeudi (Vendredi étant Ferié) : Don de Jours - Rappel

 

Bon a Savoir:  
En application du décret du 28 mai 2015, vous pouvez désormais faire don de jours de congés, parents d’un enfant de moins de 20 ans gravement malade, en situation de handicap ou victime d’un accident d’une particulière gravité rendant indispensables une présence soutenue et des soins contraignants.

La loi permettant de renoncer à des jours de repos au bénéfice du parent d’un enfant gravement malade 

Congé de présence parentale ou de solidarité familiale… Le Code du travail permet depuis longtemps au salarié ayant un enfant gravement malade de s’absenter de son emploi pour s’occuper de l’enfant, avec une indemnisation. 
Mais ces congés étant d’une durée limitée, à leur terme, le salarié était jusqu’à présent contraint de revenir travailler ou de prendre un congé sans solde, ou encore de démissionner. 
C’est pour mettre fin à cette situation intolérable que le législateur a adopté un dispositif permettant au salarié de bénéficier de jours de repos cédés par ses collègues de travail.

Inspirée de pratiques observées dans certaines entreprises , la loi n° 2014-459 du 9 mai 2014 « permettant le don de jours de repos à un parent d’un enfant gravement malade » est entrée en vigueur le 11 mai, soit près de trois ans après son dépôt à l’Assemblée nationale le 13 juillet 2011. Ce dispositif permet aux salariés de renoncer à des jours de repos pour en faire bénéficier des collègues ayant besoin de s’absenter pour s’occuper de leurs enfants atteints d’une grave maladie.À NOTER Selon le rapport du Sénat nº 456, la loi offre un cadre et des garanties minimales, qui seront susceptibles de précisions ultérieures si nécessaire. Autre indication : le dispositif législatif ne se substitue pas aux accords déjà passés au sein des entreprises pour permettre le don de jours de repos, sauf dispositions conventionnelles moins favorables.

1 Du don de jours de repos…

  • PAR QUI ? 
Tous les salariés de toutes les entreprises, quels que soient leur effectif et leur secteur d’activité, peuvent faire don de jours de repos dans le cadre de ce dispositif, sous réserve de l’accord de l’employeur (C. trav., art. L. 1225-65-1, al. 1).
Aucune condition d’ancienneté n’est exigée du salarié. De même, peu importe son statut, sa classification ou encore qu’il soit en contrat à durée indéterminée ou CDD. Seule exigence : avoir acquis des jours de repos (v. ci-dessous).
À NOTER Les agents publics civils et militaires seront également concernés dès que les modalités du dispositif seront définies par décret (art. 2 de la loi n° 2014-459 du 9 mai 2014).
  • QUELS JOURS ? 
Un salarié peut renoncer à tout ou partie de ses jours de repos non pris, qu’ils aient été affectés ou non sur un compte épargne temps (CET). Il peut s’agir de tous les types de jours de repos : jours de réduction du temps de travail (RTT), journées offertes par l’entreprise, jours de récupération,congés payés, avec une restriction : parmi les jours de congé annuel ordinaires, le salarié ne peut renoncer qu’aux jours au-delà du 24e jour(C. trav., art. L. 1225-65-1, al. 1). 
À NOTER Selon les cas, ce don peut se faire en jour, en fraction de jour, en heures. L’entreprise doit prévoir une règle de conversion : par exemple, sept heures équivalent à un jour.
  
QUELLES SONT LES FORMALITÉS À ACCOMPLIR ?
  • Demande du salarié 
Le don de jours de repos suppose l’accord de l’employeur. 
Pour renoncer à des jours, le salarié doit donc effectuer une demande en ce sens (C. trav., art. L. 1225-65-1, al. 1). Même si la loi ne l’impose pas, il est recommandé à l’employeur d’exiger une demande écrite.
En pratique, on peut imaginer que le salarié transmette sa demande par mail ou papier libre au service des ressources humaines. 
Le salarié peut effectuer une telle démarche plusieurs fois dans l’année.
À NOTER La loi exige que le salarié renonce « anonymement » à ces jours de repos. 
Compte tenu de cette formulation, cela signifie, selon nous, que l’employeur doit traiter les demandes de manière anonyme et ne peut dévoiler l’identité des donateurs. 
En revanche, rien n’interdit au donateur de faire expressément mention du bénéficiaire. 

Comment l’employeur peut-il gérer le don de jours de repos ?  

Dans les entreprises ayant expérimenté le don de RTT, un fonds de solidarité permettant la gestion des jours de repos donnés est mis en place
  • Réponse de l’employeur 
L’employeur est libre d’accepter ou de refuser la demande du salarié, ou de l’accepter partiellement (pour préserver un volume de repos suffisant pour le salarié et s’assurer ainsi de sa santé et de sa sécurité). L’employeur n’a pas à motiver sa décision.
À NOTER Si l’employeur accepte la demande du salarié, ce dernier peut-il revenir sur sa décision ? Dans les accords prévoyant le don de jours de repos, le don est définitif, les jours ne pouvant en aucun cas être réattribués au salarié donateur.
  • QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES DE LA RENONCIATION AUX JOURS DE REPOS ?
 Le salarié doit travailler le temps correspondant aux jours ou heures de repos auxquels il a renoncé. La loi stipule que la renonciation aux jours de repos s’effectue sans contrepartie(C. trav., art. L. 1225-65-1, al. 1).
Le donateur ne peut donc obtenir de l’employeur ou du salarié bénéficiaire du don une quelconque indemnisation ou rétribution à ce titre.
Par ailleurs, selon nous, le salarié ne peut revendiquer pour les heures ainsi travaillées des majorations de salaires et contreparties obligatoires en repos au titre des heures supplémentaires.

2… au bénéfice des jours « donnés »

  • QUI PEUT EN BÉNÉFICIER ? 
Aucune condition d’ancienneté n’est exigée par la loi pour bénéficier du don des jours de repos. De même, peu importe le statut, la classification et la nature du contrat (CDI ou CDD) du bénéficiaire.
En revanche, compte tenu de la formulation « un salarié de l’entreprise », le don « interentreprises, de BU différentes » ne semble pas possible.
À NOTER Certains accords collectifs exigent du salarié qu’il ait utilisé tous ses jours de repos avant de pouvoir bénéficier de ceux des autres et les jours non utilisés sont perdus.
  • COMMENT EN BÉNÉFICIER ?
Pour pouvoir bénéficier de jours de repos dans le cadre de ce dispositif, le salarié doit justifier de la réalité de sa situation par un certificat médical détaillé, attestant de la particulière gravité de l’état de santé de l’enfant et du caractère indispensable d’une présence soutenue auprès de lui et de soins contraignants (C. trav., art. L. 1225-65-2).

Le certificat doit être établi par le médecin qui suit l’enfant au titre de la pathologie en cause et pas par le médecin traitant du salarié, s’il est différent. Compte tenu du silence de la loi sur les modalités de la demande du salarié et de la réponse de l’employeur, celles-ci peuvent être faites oralement, mais par prudence, on conseillera de procéder par écrit : demande écrite du salarié accompagnée du certificat médical, réponse écrite de l’employeur.
Dès lors que le salarié a justifié, conformément aux exigences de la loi, de sa situation, l’employeur doit le mettre en mesure de bénéficier des jours de repos cédés par les autres salariés de l’entreprise. Il ne semble pas qu’il puisse refuser. 
En effet, contrairement à la renonciation aux jours de repos, la loi ne conditionne pas le bénéfice des jours de repos à l’accord de l’employeur.
Rappelons que le don de jours de repos est gratuit.
  • QUELLE EST SA SITUATION PENDANT LA PÉRIODE D’ABSENCE ?
Pendant la période d’absence, le salarié conserve sa rémunération et le bénéfice de tous les avantages qu’il avait acquis avant le début de sa période d’absence.
Cette dernière est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination des droits que le salarié tient de son ancienneté.
À Noter: Même si la loi ne le précise pas, à l’issue de son absence le salarié retrouve son précédent emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente.

Vendredi étant Férié Bon Long Week-end