mardi 15 octobre 2019

#Reforme des Retraites - Calculer l'impact ?


On nous parle que très peu de la réforme des retraites qui touchera tous les actifs 
Voici de quoi comprendre et aider a calculer l'impact et la parte financière pour chaque Actif !
 
Voilà le pari de cette réforme, sous couvert de simplification le gouvernement refuse d'admettre qu'il veut baisser ta retraite. 
 
Pourquoi ? Pour que tu te tournes vers l'épargne et les marchés, tout simplement. 
 
Avec le système actuel, l'argent des cotisations va directement dans la poche des personnes à la retraite, sans passer par la case Monopoly. Et ça, les banquiers et les assureurs, ça les rend dingue... 
 
Donc, il faut partager l'information et connaitre l'impact....


 

En savoir plus: https://www.cgt.fr/dossiers/pas-de-hasard-pour-ma-retraite-je-veux-savoir-quand-et-avec-combien-je-partirai


vendredi 11 octobre 2019

#Dossier du Vendredi - Baisse du Cout du travail ...est ce la solution ???

Les mirages de la baisse du coût du travail 



Constante des politiques économiques, la baisse du coût du travail est pourtant loin d’être suffisante pour améliorer la compétitivité d’un pays.
Faut-il chercher à tout prix à baisser le coût du travail en France ? Alors que les entreprises s’apprêtent à bénéficier de nouveaux allègements de cotisations sociales, une étude récente de la Banque de France vient relativiser l’effet d’une telle politique sur la compétitivité des produits français.

Allégements pérennes
Depuis le 1er octobre, le deuxième étage du dispositif visant à remplacer le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) est entré en œuvre. Désormais, les cotisations sociales que les entreprises versent sur les salaires au niveau du Smic seront abaissées de 4,05 points. Cet allègement vient s’ajouter à celui mis en place au 1er janvier dernier.
En lieu et place du CICE stricto sensu – héritage du quinquennat Hollande qui permettait aux entreprises de bénéficier d’un crédit d’impôt équivalent à 6 % des rémunérations inférieures à 2,5 fois le Smic –, le gouvernement a décidé d’une baisse directe des cotisations sociales dans les mêmes proportions. Mais avant que cette baisse de cotisations ne se substitue au crédit d’impôt, les employeurs ont exceptionnellement droit aux deux en 2019, année de transition. Résultat : la facture double pour les finances publiques, passant de 20 à 40 milliards d’euros.
Avec cette bascule vers des allègements de cotisations pérennes, le gouvernement espère un effet plus direct sur l’emploi. Les entreprises encaissent la baisse de cotisations au moment où elles versent les salaires, alors qu’elles devaient attendre un an pour recevoir le crédit d’impôt.

Améliorer compétitivité prix et hors prix
Mais comme son nom l’indique, l’autre objectif du CICE était d’améliorer la compétitivité des entreprises, afin qu’elles gagnent des parts de marché à l’export. Il s’agissait de doper leur compétitivité prix, le CICE étant alors utilisé par les entreprises françaises pour baisser le prix de leurs produits. Mais aussi leur compétitivité hors-prix, les marges dégagées par le CICE servant cette fois aux entreprises à investir et innover pour monter en gamme et se démarquer de la concurrence.

Le présupposé derrière cette politique est que la dégradation de ces deux formes de compétitivité explique les déboires du commerce extérieur français depuis une dizaine d’années. Un diagnostic que nuance un récent numéro du Bulletin de la Banque de France.
Première surprise, l’évolution du coût du travail en France n’apparaît pas réellement déterminante pour expliquer les fluctuations de la compétitivité prix des produits tricolores. Logique si l’on y réfléchit : avec l’éclatement géographique de la production, les biens produits sur un territoire comportent en effet une part croissante de biens intermédiaires1 – et donc de travail – importés depuis d’autres pays. La compétitivité prix d’un produit à l’export ne saurait dès lors se résumer aux coûts de production sur son territoire d’origine : elle dépend aussi des coûts de production dans les pays qui ont pris part à sa chaîne de production.

En France, l’évolution de ces coûts importés est à l’origine des trois quarts de l’augmentation du coût unitaire du travail entre 2000 et 2014, selon la Banque de France. Principal pays d’origine de cette inflation importée : la Chine ! A partir de 2007, l’empire du Milieu a en effet vu le yuan s’apprécier et les salaires dans le secteur des services augmenter.

Le rôle surestimé des prix bas
Mais au final, quelle influence les prix bas jouent-ils dans les performances à l’export d’un pays ? Et leur qualité et contenu en innovation ? Au cours de la période récente, dans nombre de pays, ces deux formes de compétitivité ont eu moins d’influence dans l’évolution des exportations que la conjoncture mondiale et les fluctuations de la demande étrangère, montrent les données de la Banque de France. « Ces facteurs exogènes représentent entre 50 % et 85 % de la croissance cumulée entre 2000 et 2014 des exportations selon les pays », soulignent les auteurs

C’est particulièrement le cas de la France, même si compétitivité prix et compétitivité hors-prix ont pesé négativement sur la croissance des exportations jusqu’en 2007, avant de devenir plus favorables. C’est également le cas de l’Allemagne, même si, contrairement à sa voisine, les deux composantes de la compétitivité ont eu une influence positive sur l’essor des exportations.
De quoi relativiser le miracle du Made in Germany. Si on met de côté la part imputable à l’amélioration de la compétitivité, la croissance des exportations allemandes reste supérieure à celle des exportations françaises.

En clair, l’industrie allemande doit ses performances à l’export avant tout à la croissance mondiale et à sa spécialisation industrielle dans des secteurs qui ont bénéficié d’une forte demande depuis le début des années 2000 – voitures haut de gamme, chimie, sidérurgie et équipements de production – plus qu’à ses efforts pour accroître sa compétitivité durant cette période. Le marasme actuel de ces marchés explique d’ailleurs pourquoi l’Allemagne est aujourd’hui au bord de la récession.
Il n’y a guère que deux pays pour qui la compétitivité – hors-prix en l’occurrence – a joué un rôle plus important que la conjoncture et la demande extérieure : l’Espagne et la Chine. Une dynamique qui reflète leurs efforts pour monter en gamme depuis le début des années 2000. Mais en la matière, les deux pays partaient de loin.

Conclusion : la maîtrise de ses coûts internes n’est pas suffisante pour booster la compétitivité prix d’un pays. Et l’amélioration de la compétitivité, qu’elle porte sur les prix ou sur la qualité et l’innovation des produits, n’est que le petit plus permettant d’amplifier la croissance des exportations.
Elle joue souvent un rôle moindre que des facteurs externes sur lesquels les gouvernements n’ont que peu de prise. Dès lors, au-delà du débat sur leur utilisation par les entreprises, on comprend un peu mieux pourquoi les milliards du CICE et du Pacte de responsabilité n’ont guère eu d’effets visibles à ce jour sur le déficit commercial de la France. Et on peut redouter qu’il en soit de même pour les réformes du marché du travail menées tambour battant depuis quelques années avec l’objectif, souvent inavoué, de baisser le coût du travail.

Le fait de chercher des ressources toujours moins chers n'est pas un signe positif pour notre économie la preuve est faite , elle est encore et toujours un objectif de donner toujours plus à des actionnaires qui ne margent plus autant mais jusqu’à quand allons nous permettre cette baisse des cout qui se portent sur nos emplois  ?

 
- BONNE FIN DE SEMAINE A TOUS ET TOUTES -

jeudi 10 octobre 2019

#Actualité - Incendie de Villeurbanne ce que l'on doit savoir

L'incendie qui s'est déclaré ce mardi matin à Villeurbanne, près de Lyon, est désormais maîtrisé. Les premières analyses montrent une dégradation de la qualité de l'air sur une zone très précise, à cause de l’accroissement des poussières.



Heureusement il n'y a eu aucuns blessés cependant on peut se questionner sur l'impact réelle sur l'environnement et les personnes les plus proches du sinistre, car oui il y a bien eu hélas un impact sur l'air.

Des questions se posent quand à la gestion de cette catastrophe:

Après l'attente de salariés inquiets et un confinement suivit d'une évacuation nous ne pouvons que nous questionner ! 

 En effet , il a fallu attendre de longues heures pour que nous puissions avoir quelques informations peut être une gestion de la situation tout autre aurait put être appliquée !, des salariés ont put nous faire remonter des mal de têtes par exemple !

Rappel:
Les pompiers sont parvenus à maîtriser le feu qui s'était déclaré dans une pépinière d'entreprise ce mardi matin vers 7 heures à Villeurbanne, près de Lyon. Plus de 5 000 m² sur 10 000 ont été dévorés par les flammes. La zone n'était pas classée SEVESO, les lieux regroupant plusieurs start-ups, dont une entreprise spécialisée dans le recyclage des batteries.
Comme le veut le protocole après chaque incendie de ce type, une analyse de la qualité de l'air a été effectuée. Selon la préfecture : "Le nuage de fumée génère temporairement un accroissement de poussières dans l’air, qui en dégrade la qualité. Des mesures et des analyses ont été effectuées par les sapeurs-pompiers. Celles-ci ne relèvent aucune substance dangereuse pour la santé et seront reconduites les prochains jours". Ce sont essentiellement des bureaux qui ont été détruits par les flammes. L'incendie ne s'est pas propagé aux sites industriels présents à proximité grâce à l'action des pompiers.

Par ailleurs, selon Atmo Auvergne-Rhône-Alpes : "Une élévation ponctuelle des taux de particules dans l’air a été relevée sur plusieurs sites de l’agglomération lyonnaise, notamment en bordure du périphérique à Lyon et à Vaulx-en-Velin, entre 9h30 et 11h30. Le maxima horaire mesuré est de 205 µg/m3 en bordure du périphérique, 39 µg/m3 à Vaulx-en-Velin. Sans être exceptionnels, ces taux mettent en évidence un impact probable de l’incendie. A 11h30, les taux de particules étaient en baisse et retrouvaient des valeurs plus habituelles". Il est possible de consulter les taux de particules dans l'air via ce site.
 
 
 
 
 

mercredi 9 octobre 2019

#Actualité - IA : les compétences de millions de travailleurs bientôt obsolètes ?

 IA et Automatisation de nos emplois - Impacts et Formations des salariés.?
 

L’automatisation portée par l’intelligence artificielle (IA) impose une révision des stratégies de formation et de mise à niveau des équipes, selon IBM. 


Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.L’Institute for Business Value d’IBM a publié son rapport 2019 sur les compétences en entreprise à l’ère de l’intelligence artificielle (IA). Plus de 5000 dirigeants (CEO) de grands groupes ont été interrogés* dans le monde.
Les répondants, dans leur grande majorité, considèrent qu’investir dans les talents est une priorité pour accélérer les performances. Pourtant, ils ne sont plus que 50% à déclarer avoir défini une politique de mise à niveau des compétences de leurs collaborateurs.
Ils sont moins nombreux encore (41%) à estimer disposer du personnel qualifié et des ressources nécessaires pour mettre en oeuvre leur stratégie d’affaires dans un avenir proche.
Une mise à niveau des équipes s’impose donc. En effet, selon le rapport, dans les trois prochaines années, plus de 120 millions de travailleurs exerçant dans les 12 économies mondiales les plus avancées pourraient se trouver dans l’obligation de se reconvertir ou de se former à nouveau pour rester dans la course. Et ce sous l’effet de l’automatisation portée par l’IA.

En France, plus de 2 millions d’actifs seraient concernés.

« Soft skills » et STEM
Une telle mise à niveau prend du temps. 36 jours en moyenne en 2018, contre 3 jours seulement en 2014, c’est la durée de formation interne nécessaire à l’acquisition de compétences nouvelles, selon le rapport d’IBM.
L’accélération de la numérisation des organisations et l’appétence du marché pour les compétences relationnelles (soft skills) expliquent cet allongement des délais.
Il y a trois ans encore, les qualifications techniques associées aux STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) étaient les plus recherchées par les entreprises. Désormais, l’agilité et la gestion des priorités les devancent pour de nombreux profils.

Comment, dans ce contexte, réduire le déficit de compétences ?
« De nouvelles stratégies émergent pour aider les entreprises à renforcer la qualification de leur personnel et à développer la culture de l’apprentissage continu incontournable pour réussir à l’ère de l’IA », a déclaré Amy Wright, managing partner, IBM Talent & Transformation.

Pour se doter et retenir une main d’œuvre qualifiée impactée par l’automatisation et la montée en puissance de l’IA, les auteurs du rapport recommandent de : personnaliser les parcours, faire preuve de transparence et s’appuyer davantage sur leur écosystème afin de former les salariés sans attendre.

Alors qu'en est-ce que notre employeur va se mettre à former ses salariés sérieusements ?  est-ce que cela passe selon vous par le recours a des salariés externes  à l'entreprise ?
  • Que doivent devenir les salariés de l'entreprise?  
  • L'entreprise n'a telle pas une responsabilité pour permettre cette transformation  , sans oublier la formation de ces propres salariés ?
Nous  constatons actuellement un retour massif a de la prestation , mais est-ce une solution viable ? la réponse est évidente  !!

 
*L’enquête a été menée auprès de 5670 dirigeants dans 48 pays. (source : IBM Institute for Business Value – « The enterprise guide to closing the skills gap »).
(crédit photo © shutterstock)

vendredi 4 octobre 2019

#Dossier du vendredi - Refondre les droits et prendre en compte l'avis des représentants ?!

“Pour démocratiser l’entreprise, il faut donner aux salariés un réel pouvoir de décision”

Pour Isabelle Ferreras, professeure à l’Université de Louvain et chercheuse à Harvard, « le travail salarié ne connaît pas la démocratie ». Pour changer les choses, elle prône l’introduction du « bicamérisme économique ». 

(Rôle de vote concernant les décisions entre les représentants des salariés et des actionnaires ou décisionnaires).


Pourquoi, selon vous, le modèle actuel de l’entreprise n’est plus tenable ? 
Tout d’abord, pour une question d’efficience : le modèle classique d’entreprises hiérarchiques ne répond plus aux besoins d’innovation des organisations, directement branchés sur les attentes et motivations des travailleurs. 
Dans une économie de la connaissance, où l’on crée de l’immatériel, il faut des salariés motivés, impliqués. Le travailleur est le capital clé. Il investit son travail pour exprimer quelque chose. 
Ce n’est pas le modèle “top down” (de division du travail) qui permettra de le motiver.

Vient ensuite la question de la justice. Dans le milieu du travail, nous perdons notre statut de citoyen. C’est une zone de non-citoyenneté, au cœur d’une société démocratique. 
Cette contradiction pose problème. Aujourd’hui, les individus s’envisagent dans un rapport d’égalité aux autres. Il existe une faim démocratique, l’attente d’un droit à peser sur les conditions d’organisation nous concernant au quotidien.

En quoi est-ce aussi une question de responsabilité sociale pour l’entreprise ?  
Le modèle actuel d’entreprise, gouvernée par la société anonyme, est un modèle qui touche à sa fin. Ce modèle concentre la richesse dans les mains de quelques uns, tout en produisant des dommages environnementaux considérables. Aujourd’hui, ce système basé sur la théorie de la valeur actionnariale de Milton Friedman (la production de la valeur pour les actionnaires est l’objectif n°1) est en train d’être remis fondamentalement en question. Récemment, 181 CEO américains ont par exemple déclaré que l’entreprise ne peut pas faire que se préoccuper de l’intérêt de ses actionnaires, mais doit tenir compte de tout son environnement : le bien-être des travailleurs, ainsi que l’impact social et environnemental de ses activités.

Mais la RSE ne permettra jamais d’aboutir à des décisions stratégiques solidement ancrées, car il faut sans cesse trouver des compromis entre les soi-disant “parties prenantes” de l’organisation. Or, il faut comprendre que l’entreprise est avant toute chose une entité politique, constituée par deux catégories d’investissement : le capital et le travail, qui constituent l’entreprise. C’est pour cela que j’ai proposé de les appeler les parties “constituantes” de l’entreprise capitaliste.

Aujourd’hui, nous sommes dans cette situation où l’entreprise est sous le despotisme de la société anonyme, qui n’est là que pour structurer l’apport en capital. C’est comme si on avait développé l’architecture institutionnelle de la représentation des intérêts des actionnaires, mais tout en sous-développant celle des investisseurs en travail. La liste des bienfaits d’une véritable démocratie en entreprise est pourtant très longue, et va d’une meilleure qualité de vie au travail à un impact positif sur la société en général. Avec un tout autre partage de la valeur, la donne change : les travailleurs et leurs représentants pourraient faire valoir dans l’entreprise d’autres manières de travailler, ainsi qu’une autre culture d’entreprise, plus humaine, collaborative, solidaire et tournée vers un impact social et environnemental positif de l’activité de l’organisation.

 

Pour « démocratiser » les entreprises, la solution serait pour vous le “bicamérisme économique”. C’est-à-dire ? 
L’entreprise capitaliste, qui prédomine aujourd’hui, ressemble à une Angleterre qui serait gouvernée par la Chambre des Lords, les propriétaires. Face aux propriétaires des parts de la société (le conseil d’administration), où sont les travailleurs et la Chambre des communes ? Le bicamérisme est une forme institutionnelle qui permet de faire une révolution pacifique. Face au groupe qui dominait, souvent minoritaire (les nobles romains, les lords britanniques), le pouvoir législatif devient une coproduction, par les représentants de ce premier groupe, mais aussi par un second groupe, qui était jusqu’alors privé d’accès à la représentation et au pouvoir.
Quand on regarde qui peuple les conseils d’administration des grandes entreprises, on remarque qu’à part quelques sièges (grâce à la loi Pacte) dévolus aux représentants des salariés, ils sont dans leur immense majorité peuplés par les représentants des actionnaires. C’est la propriété qui détermine l’accès au pouvoir et le droit de peser sur les décisions. Aujourd’hui, se pose à nous cette question : nous avons affaire à des entreprises qui ont un pouvoir colossal sur la vie de leurs travailleurs, mais qui sont aussi constituées par l’investissement de ces derniers. L’idée, c’est donc de leur donner les mêmes droits de représentation et de décision que ceux qui possèdent le capital. Dans un tel cas de figure, le top management de l’entreprise ne se préoccupe plus juste des intérêts de ceux qui ont apporté du capital.
On peut imaginer plusieurs formules. Le modèle allemand de cogestion regroupe tout le monde dans une même chambre, mais la parité est faussée car le président de l’assemblée vient du banc patronal. En France, le conseil d’entreprise et le « comité social et économique » (CSE) permettent aux salariés de dialoguer avec le top management, mais sans pouvoir de décision. Le modèle bicaméral va plus loin, en offrant au travailleur un pouvoir dans l’entreprise, à travers l’instauration d’une “Chambre des représentants des investisseurs en travail”.

Comment s’assure-t-on qu’il y a une vraie démocratie en entreprise, à partir du moment où les travailleurs ne détiennent pas le capital ? 
Pour que les comités sociaux et économiques (CSE) puissent peser sur les décisions à prendre pour l’entreprise, il faut changer les règles ; la loi, mais aussi les règlements organiques des entreprises. Pour que les rapports de force soient égaux, il faudrait simplement l’inscrire dans un droit de l’entreprise – une « Constitution » détaillant l’architecture de l’organisation, avec des pouvoirs et des contre-pouvoirs.
On le voit dans le modèle britannique : la démocratie n’est pas totale avec le bicamérisme, mais le pouvoir des “Lords” est très diminué. 
Comparé aux entreprises actuelles, ce serait un gain énorme pour les travailleurs, et pour la société en général. 
Car cela signifie que l’entreprise serait bien plus en prise avec les préoccupations des personnes qui la constituent – qu’il s’agisse notamment de la qualité de l’environnement, ou des questions d’inégalités. Ces questions rentreraient dans l’entreprise par les travailleurs et leurs représentants. Il faudrait aussi s’assurer, pour que l’enjeu écologique et social soit traité par les entreprises, que leurs nouvelles règles respectent aussi les normes identifiées comme « durables » par le GIEC.

Dans le cas de figure du bicamérisme, quel est donc le rôle du top management et des managers ?
Le rôle des dirigeants est complètement repositionné. Sa politique, dans un schéma bi -gouvernance, ne dépend plus des injonctions des actionnaires. Car le top management n’est plus l’émanation des actionnaires, mais celle des deux chambres constituant ce fonctionnement. 
Le chef d’entreprise devient un représentant public, un homme politique capable de trouver des compromis entre les deux chambres. 
Une critique que l’on entend dans le milieu du management, c’est que le gestionnaire n’a pas assez de légitimité face à l’actionnaire. Là, on fonde réellement sa légitimité : il devient le pouvoir exécutif, chargé de trouver des compromis viables entre les actionnaires et les travailleurs, afin que le projet d’entreprise puisse avancer malgré de potentielles confrontations.
On peut imaginer une structure qui se répète à tous niveaux, un “management représentatif”, avec un bicamérisme présent dans chaque filiale, usine, atelier… avec une manière de penser, une architecture de la représentation et de la participation qui permette de déléguer des questions spécifiques à de toutes petites équipes. À ce niveau, les managers deviennent eux aussi des arbitres chargés de trouver des compromis. Ils sont davantage autonomes dans leur façon d’agir, afin de permettre aux travailleurs de participer aux décisions.

Et vous qu'en pensez-vous ?   certes, il se pose aussi la question de la constitution du CSE..mais ceci est un autre sujet

Bonne fin de semaine a tous 

  , par Fabien Soyez - (source LeMonde 09.2019)

mardi 1 octobre 2019

#Changement au 1er Octobre ? Baisse des Cotisations Patronales Impact?

Baisse des charges patronales



Les allègements des cotisations patronales sur les bas salaires sont étendus aux cotisations d'assurance chômage. Le taux maximum de l'allègement passe à 4,05 %.

Ces baisses de cotisations sociales font partie du programme gouvernemental de remplacement du crédit d'impôt compétitivité emploi (Cice) et du crédit d'impôt de taxe sur les salaires (CITS) dont les suppressions ont été entérinées en 2018.
Cette réduction générale est applicable de manière dégressive aux rémunérations inférieures à 1,6 Smic. La perte de recettes induite, évaluée à environ 3,7 milliards d'euros en année pleine, est compensée intégralement à l'Unedic par l'Acoss (la banque de la Sécurité sociale).

Est-ce a dire que les salariés vont se voir appliquer une hausse des salaires?  ou que nous allons avoir une vague de recrutement de contrat non précaire? 


Parmi les autres changements  du 01 OCTOBRE 2019 :

2 nouveaux produits d'épargne retraite d'entreprise dans les tuyaux :
  • un plan d'épargne retraite d'entreprise collectif ouvert à tous les salariés afin de remplacer les Plans d'épargne pour la retraite collectif (Perco)  ;
  • un plan d'épargne retraite d'entreprise réservé à certaines catégories de salariés, il prendra la succession des actuels contrats dits « article 83 » (concernant en général les cadres et les dirigeants).
Par ailleurs, un 3e produit d'épargne, individuel par contre, sera commercialisé sous forme d'un compte-titres ou d'un contrat d'assurance, ce nouveau produit ayant pour objectif de succéder aux actuels contrats Plans d'épargne retraite populaire (Perp) et « Madelin » (professions libérales).
Ces dispositifs d'épargne qui seront lancés à partir du 1er octobre 2019 donneront aussi la possibilité aux épargnants disposant actuellement d'un produit d'épargne retraite (Perp, « Madelin », Perco, Préfon, « article 83 »...) de transférer leur épargne vers ces nouveaux produits.
 
Rappel :
 
Ce qui avait été annoncé:
 


 
Et vous ou en êtes - vous? Avez vous un réel impact sur votre fiche de salaire?   Depuis combien d'année n'avez vous pas eu une réelle augmentation générale?
 
 
Pour la CGT il faut que les soins prescrits et efficaces soient remboursés à 100%  
• que le reste à charge zéro soit à l’entière charge de la Sécurité sociale et non des complémentaires • une Sécurité sociale intégrale, pour permettre à chacun de faire face à tous les évènements ou aléas de la vie (toutes les branches de la Sécu) ;
• une réforme du mode de financement de la Sécurité sociale. La CGT a plusieurs pistes pour dégager les ressources adé-quates, dont une contribution patronale sur les intérêts et divi-dendes (pour exemple : en 2017, c’est 177,9 milliards d’euros de dividendes qui ont été versés par les sociétés non financières. Une contribution de 1 % sur les dividendes versés reviendrait à obtenir un financement de 1,779 milliard d’euros).
 
Nous continuerons a demander une réelle équité quand à la répartition des bénéfices et de voir s'appliquer les augmentations sur les salaires des salariés ! 
 


 


Ne nous trompons pas et arrêtons les discours la réalité est tout autre !

 
 
Bonne Journée