En Savoir plus pour sauvegarder notre système de retraite nous sommes TOUS CONCERNE !
jeudi 17 octobre 2019
mardi 15 octobre 2019
#Reforme des Retraites - Calculer l'impact ?
On nous parle que très peu de la réforme des retraites qui touchera tous les actifs
Voici de quoi comprendre et aider a calculer l'impact et la parte financière pour chaque Actif !
Voilà le pari de cette réforme, sous couvert de simplification le gouvernement refuse d'admettre qu'il veut baisser ta retraite.
Pourquoi ? Pour que tu te tournes vers l'épargne et les marchés, tout simplement.
Avec le système actuel, l'argent des cotisations va directement
dans la poche des personnes à la retraite, sans passer par la case Monopoly. Et ça, les banquiers et les assureurs, ça les rend dingue...
Donc, il faut partager l'information et connaitre l'impact....
En savoir plus: https://www.cgt.fr/dossiers/pas-de-hasard-pour-ma-retraite-je-veux-savoir-quand-et-avec-combien-je-partirai
vendredi 11 octobre 2019
#Dossier du Vendredi - Baisse du Cout du travail ...est ce la solution ???
Les mirages de la baisse du coût du travail
Constante des politiques économiques, la baisse du coût du
travail est pourtant loin d’être suffisante pour améliorer la
compétitivité d’un pays.
Faut-il
chercher à tout prix à baisser le coût du travail en France ? Alors que
les entreprises s’apprêtent à bénéficier de nouveaux allègements de
cotisations sociales, une étude récente de la Banque de France vient relativiser l’effet d’une telle politique sur la compétitivité des produits français.
Allégements pérennes
Depuis le 1er octobre, le deuxième étage du dispositif
visant à remplacer le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi
(CICE) est entré en œuvre. Désormais, les cotisations sociales que les
entreprises versent sur les salaires au niveau du Smic seront
abaissées de 4,05 points. Cet allègement vient s’ajouter à celui mis en
place au 1er janvier dernier.
En lieu et place du CICE stricto sensu – héritage
du quinquennat Hollande qui permettait aux entreprises de bénéficier
d’un crédit d’impôt équivalent à 6 % des rémunérations inférieures à 2,5
fois le Smic –, le gouvernement a décidé d’une baisse directe des
cotisations sociales dans les mêmes proportions. Mais avant que cette
baisse de cotisations ne se substitue au crédit d’impôt, les employeurs
ont exceptionnellement droit aux deux en 2019, année de transition.
Résultat : la facture double pour les finances publiques, passant de 20 à
40 milliards d’euros.
Avec cette bascule vers des allègements de cotisations pérennes, le
gouvernement espère un effet plus direct sur l’emploi. Les entreprises
encaissent la baisse de cotisations au moment où elles versent les
salaires, alors qu’elles devaient attendre un an pour recevoir le crédit
d’impôt.
Améliorer compétitivité prix et hors prix
Mais comme son nom l’indique, l’autre objectif du CICE était
d’améliorer la compétitivité des entreprises, afin qu’elles gagnent des
parts de marché à l’export. Il s’agissait de doper leur compétitivité
prix, le CICE étant alors utilisé par les entreprises françaises pour
baisser le prix de leurs produits. Mais aussi leur compétitivité
hors-prix, les marges dégagées par le CICE servant cette fois aux
entreprises à investir et innover pour monter en gamme et se démarquer
de la concurrence.
Le présupposé derrière cette politique est que la dégradation de ces
deux formes de compétitivité explique les déboires du commerce extérieur
français depuis une dizaine d’années. Un diagnostic que nuance un
récent numéro du Bulletin de la Banque de France.
Première surprise, l’évolution du coût du travail en France
n’apparaît pas réellement déterminante pour expliquer les fluctuations
de la compétitivité prix des produits tricolores. Logique si l’on y
réfléchit : avec l’éclatement géographique de la production, les biens
produits sur un territoire comportent en effet une part croissante de
biens intermédiaires1 – et
donc de travail – importés depuis d’autres pays. La compétitivité prix
d’un produit à l’export ne saurait dès lors se résumer aux coûts de
production sur son territoire d’origine : elle dépend aussi des coûts de
production dans les pays qui ont pris part à sa chaîne de production.
En France, l’évolution de ces coûts importés est à l’origine des
trois quarts de l’augmentation du coût unitaire du travail entre 2000 et
2014, selon la Banque de France. Principal pays d’origine de cette
inflation importée : la Chine ! A partir de 2007, l’empire du Milieu a
en effet vu le yuan s’apprécier et les salaires dans le secteur des
services augmenter.
Le rôle surestimé des prix bas
Mais au final, quelle influence les prix bas jouent-ils dans les
performances à l’export d’un pays ? Et leur qualité et contenu en
innovation ? Au cours de la période récente, dans nombre de pays, ces
deux formes de compétitivité ont eu moins d’influence dans l’évolution
des exportations que la conjoncture mondiale et les fluctuations de la
demande étrangère, montrent les données de la Banque de France. « Ces facteurs exogènes représentent entre 50 % et 85 % de la croissance cumulée entre 2000 et 2014 des exportations selon les pays », soulignent les auteurs
C’est particulièrement le cas de la France, même si compétitivité
prix et compétitivité hors-prix ont pesé négativement sur la croissance
des exportations jusqu’en 2007, avant de devenir plus favorables. C’est
également le cas de l’Allemagne, même si, contrairement à sa voisine,
les deux composantes de la compétitivité ont eu une influence positive
sur l’essor des exportations.
De quoi relativiser le miracle du Made in Germany. Si on met
de côté la part imputable à l’amélioration de la compétitivité, la
croissance des exportations allemandes reste supérieure à celle des
exportations françaises.
En clair, l’industrie allemande doit ses performances à l’export
avant tout à la croissance mondiale et à sa spécialisation industrielle
dans des secteurs qui ont bénéficié d’une forte demande depuis le début
des années 2000 – voitures haut de gamme, chimie, sidérurgie et
équipements de production – plus qu’à ses efforts pour accroître sa
compétitivité durant cette période. Le marasme actuel de ces marchés
explique d’ailleurs pourquoi l’Allemagne est aujourd’hui au bord de la
récession.
Il n’y a guère que deux pays pour qui la compétitivité – hors-prix en
l’occurrence – a joué un rôle plus important que la conjoncture et la
demande extérieure : l’Espagne et la Chine. Une dynamique qui reflète
leurs efforts pour monter en gamme depuis le début des années 2000. Mais
en la matière, les deux pays partaient de loin.
Conclusion : la maîtrise de ses coûts internes n’est pas suffisante
pour booster la compétitivité prix d’un pays. Et l’amélioration de la
compétitivité, qu’elle porte sur les prix ou sur la qualité et
l’innovation des produits, n’est que le petit plus permettant
d’amplifier la croissance des exportations.
Elle joue souvent un rôle moindre que des facteurs externes sur
lesquels les gouvernements n’ont que peu de prise. Dès lors, au-delà du
débat sur leur utilisation par les entreprises, on comprend un peu mieux
pourquoi les milliards du CICE et du Pacte de responsabilité n’ont
guère eu d’effets visibles à ce jour sur le déficit commercial de la
France. Et on peut redouter qu’il en soit de même pour les réformes du
marché du travail menées tambour battant depuis quelques années avec
l’objectif, souvent inavoué, de baisser le coût du travail.
Le fait de chercher des ressources toujours moins chers n'est pas un signe positif pour notre économie la preuve est faite , elle est encore et toujours un objectif de donner toujours plus à des actionnaires qui ne margent plus autant mais jusqu’à quand allons nous permettre cette baisse des cout qui se portent sur nos emplois ?
- BONNE FIN DE SEMAINE A TOUS ET TOUTES -
jeudi 10 octobre 2019
#Actualité - Incendie de Villeurbanne ce que l'on doit savoir
L'incendie qui s'est déclaré ce mardi matin à Villeurbanne, près de
Lyon, est désormais maîtrisé. Les premières analyses montrent une
dégradation de la qualité de l'air sur une zone très précise, à cause de
l’accroissement des poussières.
Heureusement il n'y a eu aucuns blessés cependant on peut se questionner sur l'impact réelle sur l'environnement et les personnes les plus proches du sinistre, car oui il y a bien eu hélas un impact sur l'air.
Des questions se posent quand à la gestion de cette catastrophe:
Après l'attente de salariés inquiets et un confinement suivit d'une évacuation nous ne pouvons que nous questionner !
En effet , il a fallu attendre de longues heures pour que nous puissions avoir quelques informations peut être une gestion de la situation tout autre aurait put être appliquée !, des salariés ont put nous faire remonter des mal de têtes par exemple !
Rappel:
Les pompiers sont parvenus à
maîtriser le feu qui s'était déclaré dans une pépinière d'entreprise ce
mardi matin vers 7 heures à Villeurbanne, près de Lyon. Plus de 5 000 m²
sur 10 000 ont été dévorés par les flammes. La zone n'était pas classée
SEVESO, les lieux regroupant plusieurs start-ups, dont une entreprise
spécialisée dans le recyclage des batteries.
Comme le veut le
protocole après chaque incendie de ce type, une analyse de la qualité de
l'air a été effectuée. Selon la préfecture : "Le nuage de fumée
génère temporairement un accroissement de poussières dans l’air, qui en
dégrade la qualité. Des mesures et des analyses ont été effectuées par
les sapeurs-pompiers. Celles-ci ne relèvent aucune substance dangereuse
pour la santé et seront reconduites les prochains jours". Ce sont
essentiellement des bureaux qui ont été détruits par les flammes.
L'incendie ne s'est pas propagé aux sites industriels présents à
proximité grâce à l'action des pompiers.
Par ailleurs, selon Atmo Auvergne-Rhône-Alpes : "Une
élévation ponctuelle des taux de particules dans l’air a été relevée
sur plusieurs sites de l’agglomération lyonnaise, notamment en bordure
du périphérique à Lyon et à Vaulx-en-Velin, entre 9h30 et 11h30. Le
maxima horaire mesuré est de 205 µg/m3 en bordure du périphérique, 39
µg/m3 à Vaulx-en-Velin. Sans être exceptionnels, ces taux mettent en
évidence un impact probable de l’incendie. A 11h30, les taux
de particules étaient en baisse et retrouvaient des valeurs plus
habituelles". Il est possible de consulter les taux de particules dans l'air via ce site.
mercredi 9 octobre 2019
#Actualité - IA : les compétences de millions de travailleurs bientôt obsolètes ?
IA et Automatisation de nos emplois - Impacts et Formations des salariés.?
L’automatisation portée par l’intelligence artificielle (IA) impose une révision des stratégies de formation et de mise à niveau des équipes, selon IBM.
L’automatisation portée par l’intelligence artificielle (IA) impose une révision des stratégies de formation et de mise à niveau des équipes, selon IBM.
Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.L’Institute for Business Value d’IBM a publié son rapport
2019 sur les compétences en entreprise à l’ère de l’intelligence
artificielle (IA). Plus de 5000 dirigeants (CEO) de grands groupes ont
été interrogés* dans le monde.
Les répondants, dans leur grande majorité, considèrent qu’investir
dans les talents est une priorité pour accélérer les performances.
Pourtant, ils ne sont plus que 50% à déclarer avoir défini une politique
de mise à niveau des compétences de leurs collaborateurs.
Ils sont moins nombreux encore (41%) à estimer disposer du personnel
qualifié et des ressources nécessaires pour mettre en oeuvre leur
stratégie d’affaires dans un avenir proche.
Une mise à niveau des équipes s’impose donc. En effet, selon le
rapport, dans les trois prochaines années, plus de 120 millions de
travailleurs exerçant dans les 12 économies mondiales les plus avancées
pourraient se trouver dans l’obligation de se reconvertir ou de se
former à nouveau pour rester dans la course. Et ce sous l’effet de
l’automatisation portée par l’IA.
En France, plus de 2 millions d’actifs seraient concernés.
« Soft skills » et STEM
Une telle mise à niveau prend du temps. 36 jours en moyenne en 2018,
contre 3 jours seulement en 2014, c’est la durée de formation interne
nécessaire à l’acquisition de compétences nouvelles, selon le rapport
d’IBM.
L’accélération de la numérisation des organisations et l’appétence du marché pour les compétences relationnelles (soft skills) expliquent cet allongement des délais.
Il y a trois ans encore, les qualifications techniques associées aux
STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) étaient les
plus recherchées par les entreprises. Désormais, l’agilité et la gestion
des priorités les devancent pour de nombreux profils.
Comment, dans ce contexte, réduire le déficit de compétences ?
« De nouvelles stratégies émergent pour aider les entreprises à
renforcer la qualification de leur personnel et à développer la culture
de l’apprentissage continu incontournable pour réussir à l’ère de
l’IA », a déclaré Amy Wright, managing partner, IBM Talent &
Transformation.
Pour se doter et retenir une main d’œuvre qualifiée impactée par
l’automatisation et la montée en puissance de l’IA, les auteurs du
rapport recommandent de : personnaliser les parcours, faire preuve de
transparence et s’appuyer davantage sur leur écosystème afin de former les salariés sans attendre.
Alors qu'en est-ce que notre employeur va se mettre à former ses salariés sérieusements ? est-ce que cela passe selon vous par le recours a des salariés externes à l'entreprise ?
- Que doivent devenir les salariés de l'entreprise?
- L'entreprise n'a telle pas une responsabilité pour permettre cette transformation , sans oublier la formation de ces propres salariés ?
Nous constatons actuellement un retour massif a de la prestation , mais est-ce une solution viable ? la réponse est évidente !!
*L’enquête a été menée auprès de 5670 dirigeants dans 48
pays. (source : IBM Institute for Business Value – « The enterprise
guide to closing the skills gap »).
(crédit photo © shutterstock)
vendredi 4 octobre 2019
#Dossier du vendredi - Refondre les droits et prendre en compte l'avis des représentants ?!
“Pour démocratiser l’entreprise, il faut donner aux salariés un réel pouvoir de décision”
Pour Isabelle Ferreras, professeure à l’Université de Louvain et chercheuse à Harvard, « le travail salarié ne connaît pas la démocratie ». Pour changer les choses, elle prône l’introduction du « bicamérisme économique ».
(Rôle de vote concernant les décisions entre les représentants des salariés et des actionnaires ou décisionnaires).
Pourquoi, selon vous, le modèle actuel de l’entreprise n’est plus tenable ?
Tout d’abord, pour une question d’efficience : le modèle classique
d’entreprises hiérarchiques ne répond plus aux besoins d’innovation des
organisations, directement branchés sur les attentes et motivations des
travailleurs.
Dans une économie de la connaissance, où l’on crée de
l’immatériel, il faut des salariés motivés, impliqués. Le travailleur
est le capital clé. Il investit son travail pour exprimer quelque chose.
Ce n’est pas le modèle “top down” (de division du travail) qui permettra
de le motiver.
Vient ensuite la question de la justice. Dans le milieu du travail,
nous perdons notre statut de citoyen. C’est une zone de non-citoyenneté,
au cœur d’une société démocratique.
Cette contradiction pose problème.
Aujourd’hui, les individus s’envisagent dans un rapport d’égalité aux
autres. Il existe une faim démocratique, l’attente d’un droit à peser
sur les conditions d’organisation nous concernant au quotidien.
En quoi est-ce aussi une question de responsabilité sociale pour l’entreprise ?
Le modèle actuel d’entreprise, gouvernée par la société anonyme, est un modèle qui touche à sa fin. Ce modèle concentre la richesse dans les mains de quelques uns,
tout en produisant des dommages environnementaux considérables.
Aujourd’hui, ce système basé sur la théorie de la valeur actionnariale
de Milton Friedman (la production de la valeur pour les actionnaires est
l’objectif n°1) est en train d’être remis fondamentalement en question.
Récemment, 181 CEO américains ont par exemple déclaré
que l’entreprise ne peut pas faire que se préoccuper de l’intérêt de
ses actionnaires, mais doit tenir compte de tout son environnement : le
bien-être des travailleurs, ainsi que l’impact social et environnemental
de ses activités.
Mais la RSE ne permettra jamais d’aboutir à des décisions
stratégiques solidement ancrées, car il faut sans cesse trouver des
compromis entre les soi-disant “parties prenantes” de l’organisation.
Or, il faut comprendre que l’entreprise est avant toute chose une entité politique, constituée par deux catégories d’investissement : le capital et le travail, qui constituent l’entreprise. C’est pour cela que j’ai proposé de les appeler les parties “constituantes” de l’entreprise capitaliste.
Aujourd’hui, nous sommes dans cette situation où l’entreprise est sous le despotisme de la société anonyme, qui n’est là que pour structurer l’apport en capital.
C’est comme si on avait développé l’architecture institutionnelle de la
représentation des intérêts des actionnaires, mais tout en
sous-développant celle des investisseurs en travail. La liste des
bienfaits d’une véritable démocratie en entreprise est pourtant très
longue, et va d’une meilleure qualité de vie au travail à un impact
positif sur la société en général. Avec un tout autre partage de la
valeur, la donne change : les travailleurs et leurs représentants
pourraient faire valoir dans l’entreprise d’autres manières de
travailler, ainsi qu’une autre culture d’entreprise, plus humaine,
collaborative, solidaire et tournée vers un impact social et
environnemental positif de l’activité de l’organisation.
Pour « démocratiser » les entreprises, la solution serait pour vous le “bicamérisme économique”. C’est-à-dire ?
L’entreprise capitaliste, qui prédomine aujourd’hui, ressemble à une
Angleterre qui serait gouvernée par la Chambre des Lords, les
propriétaires. Face aux propriétaires des parts de la société (le
conseil d’administration), où sont les travailleurs et la Chambre des
communes ? Le bicamérisme
est une forme institutionnelle qui permet de faire une révolution
pacifique. Face au groupe qui dominait, souvent minoritaire (les nobles
romains, les lords britanniques), le pouvoir législatif devient une
coproduction, par les représentants de ce premier groupe, mais aussi par
un second groupe, qui était jusqu’alors privé d’accès à la
représentation et au pouvoir.
Quand on regarde qui peuple les conseils d’administration des grandes
entreprises, on remarque qu’à part quelques sièges (grâce à la loi
Pacte) dévolus aux représentants des salariés, ils sont dans leur
immense majorité peuplés par les représentants des actionnaires. C’est
la propriété qui détermine l’accès au pouvoir et le droit de peser sur
les décisions. Aujourd’hui, se pose à nous cette question : nous avons
affaire à des entreprises qui ont un pouvoir colossal sur la vie de
leurs travailleurs, mais qui sont aussi constituées par l’investissement
de ces derniers. L’idée, c’est donc de leur donner les mêmes droits de
représentation et de décision que ceux qui possèdent le capital. Dans un
tel cas de figure, le top management de l’entreprise ne se préoccupe
plus juste des intérêts de ceux qui ont apporté du capital.
On peut imaginer plusieurs formules. Le modèle allemand de cogestion
regroupe tout le monde dans une même chambre, mais la parité est faussée
car le président de l’assemblée vient du banc patronal. En France, le
conseil d’entreprise et le « comité social et économique » (CSE)
permettent aux salariés de dialoguer avec le top management, mais sans
pouvoir de décision. Le modèle bicaméral va plus loin, en offrant au
travailleur un pouvoir dans l’entreprise, à travers l’instauration d’une
“Chambre des représentants des investisseurs en travail”.
Comment s’assure-t-on qu’il y a une vraie démocratie en entreprise, à
partir du moment où les travailleurs ne détiennent pas le capital ?
Pour que les comités sociaux et économiques (CSE) puissent peser sur
les décisions à prendre pour l’entreprise, il faut changer les règles ;
la loi, mais aussi les règlements organiques des entreprises. Pour que
les rapports de force soient égaux, il faudrait simplement l’inscrire dans un droit de l’entreprise – une « Constitution » détaillant l’architecture de l’organisation, avec des pouvoirs et des contre-pouvoirs.
On le voit dans le modèle britannique : la démocratie n’est pas
totale avec le bicamérisme, mais le pouvoir des “Lords” est très
diminué.
Comparé aux entreprises actuelles, ce serait un
gain énorme pour les travailleurs, et pour la société en général.
Car
cela signifie que l’entreprise serait bien plus en prise avec les
préoccupations des personnes qui la constituent – qu’il s’agisse
notamment de la qualité de l’environnement, ou des questions
d’inégalités. Ces questions rentreraient dans l’entreprise par les
travailleurs et leurs représentants. Il faudrait aussi s’assurer, pour
que l’enjeu écologique et social soit traité par les entreprises, que
leurs nouvelles règles respectent aussi les normes identifiées comme
« durables » par le GIEC.
Dans le cas de figure du bicamérisme, quel est donc le rôle du top management et des managers ?
Le rôle des dirigeants est complètement repositionné. Sa politique,
dans un schéma bi -gouvernance, ne dépend plus des injonctions des
actionnaires. Car le top management n’est plus l’émanation des
actionnaires, mais celle des deux chambres constituant ce fonctionnement.
Le chef d’entreprise devient
un représentant public, un homme politique capable de trouver des
compromis entre les deux chambres.
Une critique que l’on entend dans le
milieu du management, c’est que le gestionnaire n’a pas assez de
légitimité face à l’actionnaire. Là, on fonde réellement sa légitimité :
il devient le pouvoir exécutif, chargé de trouver des compromis viables
entre les actionnaires et les travailleurs, afin que le projet
d’entreprise puisse avancer malgré de potentielles confrontations.
On peut imaginer une structure qui se répète à tous niveaux, un
“management représentatif”, avec un bicamérisme présent dans chaque
filiale, usine, atelier… avec une manière de penser, une architecture de
la représentation et de la participation qui permette de déléguer des
questions spécifiques à de toutes petites équipes. À ce niveau, les
managers deviennent eux aussi des arbitres chargés de trouver des
compromis. Ils sont davantage autonomes dans leur façon d’agir, afin de
permettre aux travailleurs de participer aux décisions.
Et vous qu'en pensez-vous ? certes, il se pose aussi la question de la constitution du CSE..mais ceci est un autre sujet
Bonne fin de semaine a tous
,
par Fabien Soyez - (source LeMonde 09.2019)
mardi 1 octobre 2019
#Changement au 1er Octobre ? Baisse des Cotisations Patronales Impact?
Baisse des charges patronales
Est-ce a dire que les salariés vont se voir appliquer une hausse des salaires? ou que nous allons avoir une vague de recrutement de contrat non précaire?
Parmi les autres changements du 01 OCTOBRE 2019 :
2 nouveaux produits d'épargne retraite d'entreprise dans les tuyaux :
Ces dispositifs d'épargne qui seront lancés à partir du 1er octobre 2019 donneront aussi la possibilité aux épargnants disposant actuellement d'un produit d'épargne retraite (Perp, « Madelin », Perco, Préfon, « article 83 »...) de transférer leur épargne vers ces nouveaux produits. Rappel : Ce qui avait été annoncé:
Et vous ou en êtes - vous? Avez vous un réel impact sur votre fiche de salaire? Depuis combien d'année n'avez vous pas eu une réelle augmentation générale?
Pour la CGT il faut que les soins prescrits et efficaces soient remboursés à 100% • que le reste à charge zéro soit à l’entière charge de la Sécurité sociale et non des complémentaires • une Sécurité sociale intégrale, pour permettre à chacun de faire face à tous les évènements ou aléas de la vie (toutes les branches de la Sécu) ; • une réforme du mode de financement de la Sécurité sociale. La CGT a plusieurs pistes pour dégager les ressources adé-quates, dont une contribution patronale sur les intérêts et divi-dendes (pour exemple : en 2017, c’est 177,9 milliards d’euros de dividendes qui ont été versés par les sociétés non financières. Une contribution de 1 % sur les dividendes versés reviendrait à obtenir un financement de 1,779 milliard d’euros). Nous continuerons a demander une réelle équité quand à la répartition des bénéfices et de voir s'appliquer les augmentations sur les salaires des salariés !
En savoir plus: https://www.cgt.fr/sites/default/files/2019-01/2011218_MacronAnnonce_N10_Fiches_.pdf
Ne nous trompons pas et arrêtons les discours la réalité est tout autre !
Bonne Journée
Les allègements des cotisations patronales sur les bas salaires sont
étendus aux cotisations d'assurance chômage. Le taux maximum de
l'allègement passe à 4,05 %.
Ces
baisses de cotisations sociales font partie du programme gouvernemental
de remplacement du crédit d'impôt compétitivité emploi (Cice) et du
crédit d'impôt de taxe sur les salaires (CITS) dont les suppressions ont
été entérinées en 2018.
Cette
réduction générale est applicable de manière dégressive aux
rémunérations inférieures à 1,6 Smic. La perte de recettes induite,
évaluée à environ 3,7 milliards d'euros en année pleine, est compensée
intégralement à l'Unedic par l'Acoss (la banque de la Sécurité sociale).
Parmi les autres changements du 01 OCTOBRE 2019 :
2 nouveaux produits d'épargne retraite d'entreprise dans les tuyaux :
- un plan d'épargne retraite d'entreprise collectif ouvert à tous les salariés afin de remplacer les Plans d'épargne pour la retraite collectif (Perco) ;
- un plan d'épargne retraite d'entreprise réservé à certaines catégories de salariés, il prendra la succession des actuels contrats dits « article 83 » (concernant en général les cadres et les dirigeants).
Ces dispositifs d'épargne qui seront lancés à partir du 1er octobre 2019 donneront aussi la possibilité aux épargnants disposant actuellement d'un produit d'épargne retraite (Perp, « Madelin », Perco, Préfon, « article 83 »...) de transférer leur épargne vers ces nouveaux produits.
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