vendredi 9 mars 2018

#Dossier du vendredi - INEGALITE SALARIALES

Egalité salariale: des mesures pour "régler" le problème annoncées cette semaine, selon  la ministre du Travail Mme Penicaud

 

Le gouvernement annoncera cette semaine des mesures pour "régler" le problème de l'égalité salariale "d'ici trois ans" en s'appuyant sur les propositions des partenaires sociaux, a assuré mardi la ministre du Travail Muriel Pénicaud, à la veille d'une table ronde sur le sujet à Matignon. 

"Cela fait 35 ans" que la loi garantissant le principe à travail égal, salaire égal "n'est pas respectée, c'est hallucinant", s'est-t-elle indignée. "La grande différence" aujourd'hui, c'est que la situation "n'est plus acceptée par l'opinion publique".  

Alors qu'entends t'on par Égalité Salariale: 
On s'appercoit que cela est bien différent suivant le statut , le type de profession et les "ani-mitiés" pratiquées dans les entreprises:

Oui les écarts ne sont pas acceptables entre Homme et Femme mais de façon globales les entreprises pratiques bien souvent une gestion au cas par cas mais bien souvent sur des facteurs non réellement quantifiables , et c'est cela qu'il faut arrêter pour pratiquer une réelle équité entre tous les salariés.

Est-il normale de ne pas avoir une réévaluation de salaire après XX années dans l'entreprise et ceci après des évolutions et des changements constants de "processus" et cela sur l'axe de l'évolution et de la transformation ?  

De supprimer les barrières opérationnelles et fonctionnelles dans la pratique entre des postes de Cadre et Non Cadre ?

Voici quelques éléments sur le constat des inégalités :


 



Nous combattons et sommes contre toutes les discriminations ou inégalités que ce soit HOMME / FEMME ou bien Syndicale ou encore salariale sur un même type d'emploi pour une même entreprise .

Savez-vous qu'a ce jour nous n'avons toujours pas l'intégralité des fiches emplois et donc cela permet de ne pas faire transparaitre clairement ces inégalités qui auraient comme conséquence une clareté des disparités salariales et donc des inégalités !

N'oublions pas que le sujet n'est pas nouveau et a déja été abordé par les différents gouvernements par exemple que dire du sort réservé en 2013 aux ABCD de l’égalité, de la ministre des Droits des femmes de l’époque, Najat Vallaud-Belkacem, montre à quel point la tâche est ardue, mais elle est impérative si l’on souhaite avancer sur le chemin de l’égalité .

Espérons que cela ne soit encore pas qu'une bonne idée sur le papier !

Source: en savoir Plus: Ici


 
A suivre Bonne fin de semaine et bon Week-End 

jeudi 8 mars 2018

#Qualité de vie au travail et Impact des ordonnances

Media: C’est sur l’axe de la qualité du travail que l’entreprise se remettra en marche (Le Monde) 




Dans une tribune au « Monde », Yves Clot, psychologue du travail, observe que réformer la « gouvernance » ou la « mission » de l’entreprise n’aboutira pas si les salariés ne conquièrent pas la "vrai" liberté de coopérer  via la reconnaissance au travail.
 
On se pince pour y croire. La vie sociale semble partir en morceaux. 
Pour mesurer à quel point, il suffit de mettre la focale sur l’entreprise et le travail. 
La mise en œuvre des ordonnances pour « libérer le travail » a commencé en réduisant encore la capacité d’action syndicale sur le travail réel.
Par ailleurs, on a confié une mission sur l’objet social de l’entreprise et sa contribution à l’intérêt général à l’ancienne syndicaliste Nicole Notat et à l’actuel patron de Michelin [Jean-Dominique Senard], qui figure régulièrement sur la liste des entreprises soi-disant « libérées » : cette fois, ce n’est plus seulement le code du travail, mais le code civil, qui devrait être révisé.

En outre, l’Assemblée nationale est le théâtre d’un affrontement où la gauche n’a plus comme seul objectif que de faire reconnaître le « burn-out » en maladie professionnelle. Enfin, pour faire bonne mesure, les scandales de santé publique se multiplient – Lactalis et les EPHAD sont les derniers en date – où la responsabilité directe des entreprises privées ou des établissements publics est engagée.


Des procédures de plus en plus tyranniques Pourtant, chaque chose suit son cours séparément. L’initiative possible des salariés sur leur propre activité est sortie rétrécie de la réforme du code du travail. 
Leur santé pourrait bien en pâtir mais il suffirait — si on suit la gauche et ses experts — que les pouvoirs établis acceptent de réparer les dégâts… 
La discussion sur la redéfinition des fonctions sociales de l’entreprise reste confinée aux professeurs de gestion et aux grands patrons, qui délibèrent de leur côté sur la gouvernance et le code civil sans rapport avec le code du travail. 

Dans le même temps, en pleine crise écologique, les consommateurs, les clients-citoyens, sont sans contrôle sur la mauvaise qualité des produits fabriqués et des services rendus. 
La nature reste traitée comme une marchandise.

En savoir plus sur :http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/03/06/
 
 
 

mardi 6 mars 2018

#Formations Professionnelles ...acte 2

La ministre du Travail dévoile ce lundi ses arbitrages sur la formation professionnelle. Opposition et partenaires sociaux dénoncent un passage en force. 


C'est confirmé : la réforme de la formation professionnelle ne se fait pas sans douleur. 
Après les avoir reportés, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud a présenté, ce lundi, les arbitrages très attendus du gouvernement sur la réforme de la formation professionnelle. Les droits à la formation figurant sur le compte personnel de formation (CPF), actuellement comptabilisés en heures, seront convertis en euros pour limiter les abus, et la collecte des fonds passera désormais par les Urssaf. Le texte conclu par les partenaires sociaux le 22 février n’a donc pas été repris dans sa totalité.
 

Ce passage en force suscite toujours autant de remous mais pas pour les mêmes raisons. Laurent Berger, le patron de la CFDT, et Pierre Gattaz, son homologue du Medef, se sont exprimés au cours du week-end pour faire part de leurs inquiétudes et mettre en garde le gouvernement face au « big bang » annoncé par la ministre. « Je dis au gouvernement : attention à ce que vous allez faire », a déclaré le numéro un de la CFDT sur France Inter. 
En début de semaine dernière, Laurent Berger avait été d'une rare virulence contre le gouvernement dans une interview aux  « Echos » . 
Dans une tribune parue dans le « JDD », Pierre Gattaz milite de son côté pour un « big », à savoir aller plus loin dans les réformes déjà lancées, mais dénonce le « bang », c'est-à-dire le fait de « tout changer sans concertation ». Muriel Pénicaud devrait annoncer que  le CPF, compte personnel de formation, sera libellé en euros et non plus en heures .
 La Caisse des Dépôts devrait, de son côté, devenir la « banque du CPF », et les Opca, organismes collecteurs, voir leur mission transformée.
« Pas d'écoute »
Outre la question de fond, la méthode passe mal partout. Après les réactions virulentes des partenaires sociaux, qui ont dénoncé un gouvernement ne faisant aucun cas de leur accord, l'opposition politique dénonce un déni de démocratie. « La méthode du gouvernement prend la forme d'un débat, mais en réalité il n'y a pas d'écoute comme on peut le voir pour la formation professionnelle. C'est une majorité qui n'écoute qu'elle-même », dénonce le député socialiste Boris Vallaud. 

« La méthode employée donne totalement la main à l'Etat », confirme un bon connaisseur des négociations sociales, pour qui la place des accords professionnels dans le droit du travail va se poser. Au sein de la majorité, on assume cette façon de procéder : des discussions, puis un exécutif qui tranche. « Muriel Pénicaud met en oeuvre la méthode du gouvernement. On est dans une logique de transformation du pays. L'accord entre organisations représentatives n'allait pas assez loin », estime le député LREM, Adrien Taquet, membre de la Commission des affaires sociales. « Ce qui la fragiliserait, ce serait une promesse de big bang non tenue », ajoute son collègue LREM, Guillaume Chiche. 
Clore le chantier « travail »

Avant de passer dans le vif de la  réforme des retraites , la formation professionnelle vient clore le chantier « travail » lancé par l'exécutif sitôt son installation en mai 2017 et fer de lance d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Après le droit du travail l'année dernière, Edouard Philippe et Muriel Pénicaud se sont attelés à l'apprentissage, l'assurance-chômage et la formation professionnelle. Les deux premiers sujets ont fait l'objet d'un consensus avec les partenaires sociaux, pas le troisième. 

Ce volet "formation professionnelle" qui s'inspire donc de l'accord des partenaires sociaux s'inscrit dans un projet de loi plus global destiné à apporter plus de sécurité aux salariés, qui contiendra aussi des volets "apprentissage" et "assurance chômage".
Le texte, qui devrait être présenté mi-avril en Conseil des ministres, complétera les ordonnances réformant le code du Travail, entrées en vigueur fin 2017 et qui donnaient plus de souplesse aux entreprises.

Ce couac sur la formation professionnelle ne sera pas sans conséquences pour les relations gouvernement-organisations représentatives pour la suite du quinquennat. Muriel Pénicaud s'est mis les partenaires sociaux à dos avec sa sortie sur le « big bang », la faisant entrer dans une « zone difficile », selon un spécialiste des questions sociales. Aux yeux des syndicats, la réforme de la SNCF et celle de la fonction publique n'arrangent rien. 

Pour les partenaires sociaiux dont la CGT il s'agit une fois de plus de supprimer un acquis qui pour tous les salariés du privé ou du public et ce n'est pas acceptable...

"Il fragilise encore le monde du travail en érigeant une individualisation totale des travailleurs, désormais, seuls responsables de leur employabilité".

A qui le tour ?  les retraités ??


Sources:
 

lundi 5 mars 2018

#Revenus: Qui Gagne Combien ?

La moitié de la population vit avec moins de 1 700 euros par mois ,pour une personne seule après impôts et prestations sociales, 90 % perçoivent moins de 3 100 euros. Le niveau de vie des couches moyennes se situe aux alentours de 1 700 euros.




10 % de la population vit avec moins de 905 euros mensuels - pour une personne seule - et 30 % avec moins de 1 331 euros selon les données 2015 de l’Insee. 

Le niveau de vie des couches moyennes se situe aux alentours de 1 700 euros par mois. À partir de 2 000 euros, on entre dans le tiers le plus favorisé et à partir de 3 126 euros, on se distingue vraiment du lot en accédant au dixième le plus aisé.

 Ces revenus sont mesurés pour l’équivalent d’une personne seule, ceux des couples ou des familles sont supérieurs. Enfin, ces données ne prennent pas en compte le coût du logement. 
Un célibataire qui touche 1 700 euros ne vit pas de la même façon à Paris ou à Tours ou encore a Lyon.

Ces données doivent être utilisées avec précaution. Il ne s’agit pas du salaire mais du niveau de vie, qui – outre les salaires –, comprend les revenus du patrimoine (immobilier, placements financiers ou autres) et les prestations sociales, desquels on déduit les impôts versés.

Reste un constat général : ces données sont très éloignées des chiffres les plus médiatisés qui situent parfois les « classes moyennes » à 4 000 ou 5 000 euros mensuels, des niveaux qui n’ont rien du tout de « moyen ». Il est vrai que la confusion règne souvent sur les concepts utilisés...et surtout via les objectifs ou autres EPO variables qui permettent une inégalité de traitement car personne ne comprend l'application et surtout et ne peux expliquer correctement son fonctionnement ! 

Il existe rappelons le des entreprises qui ne pratiquent que le classique fixe + intéressement + participation sans variables , d'autant pour une entreprise qui n'effectue pas de bénéfices direct et dont les postes sont des postes de support , il est d'autant plus difficiles voir impossible de se baser sur un variable !



Données après impôts et prestations sociales. Lecture : en 2015, 10 % de la population touche moins de 905 euros pour une personne, 50 % moins de 1 692 euros et 90 % moins de 3 126 euros.
 

En vue des Entretiens Annuels qui ont lieux  , est-il normale d'apprendre que des salariés doubles leurs salaires pour des postes identiques en dehors du groupe ? 
et ceci sans variables basés sur des objectifs difficilement  atteignables ? 


Bonne Journée et Semaine 


 

vendredi 2 mars 2018

#Actualité

Lecture du Week-end: Chacun est libre d'avoir un avis propre..

Cependant dans un monde ou le DIGITAL fait partie de notre monde  nous vous conseillons un livre aux éditions ALBIN MICHEL  qui aura comme conséquence de se fonder un avis sur les changements que nous constatons tout en étant bien conscient des dérives possibles.

La démocratie et la liberté de pensée doit perdurer ne l'oublions pas et ceci pour la garantie du bien pour tous !

  • Extrait:
La transparence devient totale. 
Nos déplacements, nos achats, nos goûts, nos maladies, nos échanges, nos conversations : rien n’y échappe.
Au bureau, des entreprises expérimentent des dispositifs enregistrant les conversations de leurs employés.
Une opération « suspecte » sur votre compte ? Votre banquier a l’obligation de vous dénoncer à une cellule anti-fraude. Vous souhaitez en parler à votre avocat ? Un juge d’instruction l’a peut-être placé sur écoute.
Pour un entretien d’embauche, une visite approfondie des réseaux sociaux – ah les photos sur Facebook ! – est devenu un préalable.
Bientôt notre ADN sera séquencé de manière à ce que nos maladies soient prévisibles : les médecins s’en félicitent, les assureurs se frottent les mains. 
Quand, au diktat de la transparence, s’ajoutent les effets pervers du progrès technique, c’est toute notre vie qui bascule.
Peut-on encore inverser le cours des choses ? Sommes-nous condamnés à l'autodestruction de cette société de libertés que nous avons mis tant de siècles à constituer ?
Big Data : le nouveau visage de Big Brother ?
 Denis Olivennes et Mathias Chichportich analysent cette marche forcée et inconsciente vers une société soumise aux injonctions souvent absurdes d’une prétendue modernité.


Le DIGITAL OUI mais comment avec quelles garanties pour nos démocraties .

Bonne lecture et bon Week-end :)

jeudi 1 mars 2018

#Actualité Démission Attention

Indemnisation des démissionnaires : la copie va évoluer 



Le ministère du travail souhaite que cette promesse phare d'Emmanuel Macron soit assortie de conditions d'indemnisation dégradées. Une ligne rouge pour les syndicats.
 
 Il n'y a pas que la question des contrats courts qui empoisonne le gouvernement, celle de l'extension de l'Unédic aux démissionnaires aussi. Cet engagement d'Emmanuel Macron est devenu un enjeu politique encore plus fort maintenant que les partenaires sociaux ont trouvé un accord, encore soumis à leur signature, sur ce volet à l'issue de leur négociation sur l'assurance-chômage.


Durant sa campagne, le chef de l'Etat a promis que toute personne qui démissionnerait de son propre chef bénéficierait d'une couverture chômage, au delà de la quinzaine de cas légitimes déjà prévus. Une fois en place, les équipes de Muriel Pénicaud ont planché sur le sujet pour vite s'apercevoir que la facture pouvait s'annoncer très salée sans garde-fous , obligeant Emmanuel Macron a rétropédaler. Ce nouveau droit serait valable « une fois tous les cinq, six ou sept ans et s'il y a un projet derrière », a-t-il précisé mi-octobre sur TF1 lors de la première interview télévisée suivant son élection.

Conditions renforcées

C'est sur cette base que le ministère du Travail a demandé aux partenaires sociaux de lui faire des propositions. Mais avec des conditions renforcées : outre l'objectif d'évolution professionnelle et une durée minimum d'affiliation à l'Unédic, la feuille de route a rajouté la suppression du délai de carence, une durée d'indemnisation plus courte que celles des autres motifs de rupture des contrats de travail et, enfin, une allocation plafonnée.

Jeudi, syndicats et patronat ont fini par se mettre d'accord sur les critères suivants : un projet professionnel nécessitant une formation qualifiante qui oblige à démissionner pour la suivre, et sept années d'affiliation minimum à l'assurance-chômage. Le tout plus ou moins plafonné autour de 180 millions par an pour ne pas (trop) alourdir les pertes de l'Unédic. Mais surtout, pas question de conditions d'indemnisation dégradées.

Ligne rouge

Ce faisant, les partenaires sociaux sont sortis des clous fixés par Muriel Pénicaud. Pour les syndicats, mais aussi pour le patronat, dégrader les droits serait ouvrir la boîte de Pandore et risquer, peu à peu, de basculer vers un système de couverture forfaitaire à l'anglaise. Innacceptable. 
L'exécutif, dès lors, fait face à un dilemme. Rester sur sa ligne, c'est déclarer la guerre aux syndicats. Accepter que sa promesse se fasse à droits constants, c'est calmer le jeu. Sauf que le compromis sur lequel ont convergé syndicats et patronat ne lui plaît qu'à moitié car il ressemble trop au Congé individuel de formation, le CIF, appelé à disparaître dans son format actuel. 

Il y a donc fort à parier que la copie rendue par les partenaires sociaux va être revue, d'autant qu'elle ne profiterait qu'à 23.000 personnes seulement chaque année.


A Suivre mais encore une perte alors que les chiffres sont bien réels et que nous ne voyons hélas pas de reprise stable !
 
 
Les Echos - Alain Ruello - 28 Février 2018