jeudi 18 mai 2017

#Bienvenue #Financiarisation Attention





Mercredi 10 mai. Cap Gemini, entendait fêter dignement la santé florissante de l’ex-petite start-up grenobloise. 
La CGT s’était invitée à la fête pour dénoncer la toute-puissance de la financiarisation de l’économie au détriment de l’emploi, des salaires et des investissements.
Cap Gemini, l’un des groupes leaders dans le domaine du conseil informatique, tenait son assemblée générale des actionnaires, le 10 mai 2017, au pavillon d’Armenonville, avenue de Longchamps à Paris et entendait fêter dignement la santé florissante de l’ex-petite start-up grenobloise (voir encadré).
Le même jour, au même endroit, des salariés du groupe et des syndicalistes CGT organisaient un rassemblement festif et revendicatif. Une façon de dénoncer la toute-puissance de la financiarisation de l’économie au détriment de l’emploi, des salaires et des investissements.

Pour Thierry Achaintre, secrétaire général du syndicat, il s’agissait de faire connaître le « deux poids, deux mesures » qui règne dans le groupe et qui, selon lui, risque de ne pas s’arranger avec les orientations économiques affichées du nouveau président.

« Le programme d’Emmanuel Macron est basé sur une baisse de charges fiscales. Il la présente comme socialement juste et économiquement efficace et veut concilier les attentes des salariés, des dirigeants et des actionnaires », sauf que, concrètement, pour Cap Gemini cela se traduit par des aides publiques distribués à un groupe qui fait plus d’un milliard de bénéfice par an (voir ci-dessous).

Les chiffres et les graphiques donnent la mesure de cette captation sauvage des richesses créées par le travail d’une part, mais aussi du détournement d’argent public.



  • 190 millions d’euros d’aides publiques en 3 ans (CIR + CICE) alors que le groupe réalise 1 milliard d’euros de bénéfices par an
  • Pour ses actionnaires : 230 millions d’euros de dividendes et 340 millions d’euros pour le rachat d’actions et les détruire (buyback)
  • Pour les 25 dirigeants : Une enveloppe de 5,2 millions d’euros d’augmentation de leurs rémunérations (+ 17 %)
  • Pour les 22 000 salarié·e·s français·e·s : 1 millions d’euros à se partager pour l’augmentation salariale (+ 0,1 %).
  • Le groupe se mute en société européenne afin de mieux permettre l’évasion fiscale.
  • ·    Les efforts des salariés et les aides publiques, censés générer de la croissance et de l’emploi, servent en réalité à récompenser la finance et ses dirigeants. Grâce à Macron dont le PDG de Capgemini est un soutien officiel, la direction pourra demander encore plus des salariés », dénonce encore Thierry Achaintre.

    ·        Rappelons qu’en 2016 déjà, le PDG du groupe Paul Hermelin avait fait parler de lui. Peu après les polémiques sur les rémunérations exorbitantes du patron de Carlos Tavares et de Carlos Ghosn, respectivement patrons de PSA et de Renault, le PDG de Capgemini avait augmenté, en mai 2016, sa rémunération de 18 %… contre une hausse de seulement 1 % pour les salariés.

    ·        « La problématique, c’est qu’aujourd’hui la rétribution de tout ce contexte florissant va uniquement à l’actionnariat (…), notait à l’époque Thierry Achaintre. Pour comparer simplement, ça représente 100 000 euros par mois d’augmentation pour monsieur Hermelin et pour un salarié moyen, 22 euros bruts d’augmentation », avait calculé le syndicaliste.

    ·        Un an après, c’est toujours l’opposition capital/travail qui pèse sur les salariés du groupe de conseil informatique qui méritent mieux que les miettes du gâteau.

    CICE ET AIDES ....Attention donc a l'orientation prise pour notre groupe

     Source:nvo.fr - 2017

mercredi 10 mai 2017

#Uberisation #Nouveau Gouvernement #Attention



Nouveau Président et bientôt nouveau gouvernement, l’occasion de remettre sur la table les propositions de la CGT et de l'UGI-CGT pour un statut de l’encadrement. 
Ce d’autant que la question est au cœur de la négociation sur le régime de retraites complémentaires AGIRC-ARRCO qui prévoit une négociation sur la « notion d’encadrement ».


Pour la CGT des Techs Ingés et Cadre, cette négociation est déterminante et doit aller bien plus loin que la simple « notion d’encadrement ». 
Alors qu’Emmanuel Macron, avec sa proposition de loi Travail 2, veut renvoyer à l’entreprise la définition de l’ensemble des droits au travail, le statut de l’encadrement vise à instaurer des droits interprofessionnels, pour permettre aux salariés qualifiés d’exercer leurs responsabilités professionnelles.
Dans un contexte de remise en cause de la protection sociale, il vise à arrimer les ingés, cadres et techs au salariat avec une protection sociale (chômage, retraite…) leur assurant un maintien de leur niveau de vie en cas d’aléa.

Soyons donc tous vigilent et en mode surveillance quant à la suite qui sera donnée notamment en vue des annonces sur la loi TRAVAIL et le nouveau gouvernement ....

Ne vous y trompez pas ENSEMBLE nous pouvons changer les choses ce qui instaure une négociation et applications identiques quelques soit l'entreprise et non une disparité d'application entreprise  par entreprise !

Ce que nous souhaitons :

  • Un statut défini au niveau national et interprofessionnel 
Le statut de l’encadrement doit être défini au niveau de l’ensemble des branches professionnelles. Pas question que ce soit le patronat, qui, dans l’entreprise ou la branche, puisse décider unilatéralement qui relève ou non de l’encadrement, ni les droits afférents.

  • Un statut de l’encadrement adossé au salariat et à des droits qui ouvrent à nouveau des perspectives d’ascension sociale 
Pour obtenir gain de cause, nous aurons besoin de l’intervention et de la mobilisation des salariés. Ces questions nous concernent toutes et tous, l’enjeu c’est de gagner des droits nous permettant de redonner sens à notre travail, de faire primer notre éthique professionnelle sur le management par les coûts. 
Il s’agit d’arrimer nos missions à l’intérêt général, gagner la reconnaissance et le paiement de nos qualifications, relancer l’ascenseur social avec de vrais déroulés de carrière, construire le « professionnellement engagés et socialement responsables ». 
Alors que la révolution numérique est instrumentalisée contre le salariat, le statut de l’encadrement doit permettre aux salariés qualifiés d’exercer pleinement leurs responsabilités.
Il doit donc être adossé à des droits et des garanties.

  • La reconnaissance salariale de la qualification, la garantie d’un déroulement de carrière  
Alors que les écarts salariaux entre les hommes et les femmes sont d’autant plus importants que l’on monte dans la hiérarchie de l’entreprise, ces dispositions sont fondamentales pour garantir l’égalité femme/homme. Il s’agit aussi de lutter contre le déclassement dont sont notamment victimes les jeunes diplômés et l’exclusion des seniors. L’enjeu, dans le cadre de la sécurité sociale professionnelle que revendique la CGT est de gagner des droits attachés à la personne quelque soit son contrat de travail ou son employeur.

  • Evaluation et management :
Le droit à une évaluation transparente, fondée sur des critères objectifs et valorisant le collectif de travail, l’autonomie et l’initiative.

  • Temps de Travail :
Tout travail doit faire l’objet d’un décompte horaire, a priori ou a postériori, les durées maximales de travail et minimum de repos doivent s’appliquer à l’encadrement, comme à l’ensemble des salariés. Un droit à la déconnexion doit en garantir le respect, comme pour les congés. L’objectif est de gagner une réduction effective de notre temps et charge de travail équitable pour tous et bien réelle !
A suivre donc mais des sujets que nous reverrons très vite au sein de notre entreprise.






lundi 1 mai 2017

#1er Mai : Journée de repos pour tous




Journée internationale des travailleurs

Bonne Journée a tous

ENSEMBLE  TOUT EST POSSIBLE :)

 

lundi 24 avril 2017

#Formation Professionnelle

Accès à la formation professionnelle : des inégalités sociales



Comme le montre le diagramme, l’accès à la formation tend à diminuer avec l’âge (malgré une exception de 18 à 25 ans, pouvant s’interpréter par la poursuite par certaines personnes d’une formation initiale longue). La formation professionnelle représente en effet un investissement financier et/ou temporel que ce soit pour le salarié, l’employeur ou le service public de l’emploi. Par conséquent, plus la formation sera réalisée tôt, plus elle sera rentabilisée à long terme.
Plus inquiétant, l’accès à la formation a tendance à augmenter avec le niveau de diplôme ou de qualification. En d’autres termes, plus une personne sera formée, plus elle aura accès à la formation. A contrario, et paradoxalement, ce son les personnes qui en ont le plus besoin qui y ont le moins accès. Loin de représenter une deuxième chance pour les jeunes ayant le moins bien réussi dans le système éducatif, la formation professionnelle telle que proposée de nos jours tends par conséquent à creuser les inégalités socio-professionnelles.
Enfin, on constate que quelque soit la catégorie étudiée, les privés d’emploi ont toujours moins accès à la formation professionnelle que les personnes en emploi : si 48,8 % de ces personnes y ont accès, les chômeurs ne sont que 27,5 %, ce qui représente tout de même un écart de 21,3 points !
Ces inégalités sociales montrent la nécessité d’un changement structurel du système de formation professionnelle actuelle, pour la rendre plus efficace et plus juste. Elles montrent également toute la limite du plan « 500 000 formations » annoncé le 31 décembre 2015 par François Hollande, loin d’être la première et seule réponse au problèmes du chômage et de la précarité de l’emploi.
  1. source: INSEE - 2017 - CGT 

A suivre mais dans notre entreprise comme au niveau nationale soyons vigilent sur les formations proposées qui se doivent de correspondre a un besoin et non répondre a une obligation légale proprement dite.

lundi 10 avril 2017

#Loi Travail et Maintenant

La CGT et la CFE-CGC saisissent le Conseil de l’Europe contre la législation des forfaits jours et des astreintes issue de la loi Travail

Un exemple de ce que donne l'action après l'application de cette loi au niveau Européen.



Visant ces deux objectifs, les organisations syndicales ont déposé le 4 avril 2017 un recours commun contre certaines mesures de la loi « Travail » auprès du Comité européen des droits sociaux (CEDS), la juridiction du Conseil de l'Europe chargée de contrôler le respect de la Charte sociale européenne. Ce recours vise à faire reconnaître la non-conformité, à la Charte sociale européenne, les dispositions de la loi « Travail » relatives aux « forfaits jours » et aux astreintes.
La réglementation issue de la loi « Travail » expose les salariés en « forfaits-jours » à des durées de travail déraisonnables et prive également ceux assujettis à des astreintes d'un véritable temps de repos.
Suite à des réclamations de la CFE-CGC et de la CGT, le Comité européen des droits sociaux a déjà demandé solennellement au gouvernement français de corriger la législation sur les « forfaits jours » et les astreintes (décisions du 12 octobre 2004, du 8 décembre 2004 et du 23 juin 2010). Mais les différents gouvernements qui se sont succédés ont ignoré ces demandes.
Avec la loi « Travail », le gouvernement français s'est à nouveau affranchi du respect des engagements internationaux de la France et a manqué une occasion de régulariser la situation pour donner un cadre sécurisé aux « forfaits jours » et pour garantir le droit au repos des salariés soumis aux astreintes.
Une fois encore, le gouvernement français prend le risque d'un désaveu de la part d'une juridiction internationale et laisse perdurer une situation juridique instable pour les entreprises et les salariés. Comme par le passé, une condamnation du Comité européen des droits sociaux constituera un appui pour les juridictions françaises qui pourraient avoir à juger de tels manquements.

http://www.ugict.cgt.fr/doc_download/516-dossier-de-presse-cgt-cfe-cgc 

A SUIVRE