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jeudi 25 avril 2019

#Durée du Travail - Attention a l'allongement




Interrogés sur l'intention du président de la République, à l'issue du grand débat national, d'évoquer le principe de "travailler plus" en France, 46% des personnes interrogées par l'Ifop pour le JDD se disent plutôt (32%) ou tout à fait d'accord (14%), contre 54% qui sont plutôt (28%) ou tout à fait (26%) pas d'accord. (Crédits : Reuters)

35 heures, jour férié, retraite...Après la trêve politique imposée par l'incendie de Notre-Dame, Emmanuel Macron se prépare à présenter aux Français jeudi prochain des dispositifs pour défendre des "réductions de dépense publique", "la suppression de certaines niches fiscales" ou "la nécessité de travailler davantage".  

A quelques jours de l'intervention d'Emmanuel Macron, la question de l'allongement du temps de travail devrait être l'un des enjeux pour répondre au grand débat et à la crise des "gilets jaunes". Dans son allocution qu'il devait prononcer le lundi 16 avril au soir, le président de la République a évoqué "des réductions de notre dépense publique", "la suppression de certaines niches fiscales" mais aussi "la nécessité de travailler davantage" afin de financer la baisse d'impôts qu'il envisage.

L'ancienne ministres des Affaires européennes n'a pas précisé sous quelle forme: abandon des 35 heures, augmentation des années de cotisation retraite ou suppression d'un jour férié. Mais "on ne peut pas continuer à laisser les choses en l'état", a-t-elle insisté. Le gouvernement avait déjà soufflé le chaud et le froid ces dernières semaines lorsque Edouard Philippe et plusieurs ministres ont assuré que la réforme des retraites en gestation ne toucherait pas à l'âge légal de 62 ans. Tout en évoquant un possible allongement de la durée du travail ou un recul de l'âge de départ à la retraite pour financer la dépendance.
54% des Français opposés à l'allongement du temps de travail
Selon un sondage Ifop publié dimanche par le JDD, 54% des Français sont opposés à l'idée de travailler plus. 


En savoir plus:   Fiche temps de Travail - CGT


 A SUIVRE
 BONNE JOURNÉE

Source:la tribune.fr - Avril 2019

lundi 17 décembre 2018

#Open Space le début de la fin

 Sondage du jour - Open Space alors?? .... 


Selon une étude de la chaire « Workplace Management » de l’ESSEC, le bureau classique, individuel et fermé, semble être de retour dans les préférences des étudiants. Les modes de travail « modernes » tels que le flex-office ou le co-working, qui semblent pourtant avoir le vent en poupe, n’attirent finalement que peu de futurs managers.

L’open space n’a plus la cote, les salariés pointant en particulier du doigt son inconfort acoustique et physique. 
De son côté, si le flex office, qui consiste en l’absence de bureau attitré sur le lieu de travail, est en vogue dans un nombre croissant d’entreprises, il est aussi critiqué pour les risques qu’il sous-tend pour le bien-être des salariés, entre déshumanisation et absence d’appropriation de l’espace.

Une récente enquête effectuée par la toute nouvelle Chaire « Workplace Management » de l’ESSEC vient conforter ces critiques. Baptisée « Mon bureau de demain », cette étude s’intéresse à « la façon dont les étudiants des grandes écoles de management imaginent leur bureau de demain ». Selon elle, 40% des jeunes sondés estiment que l’espace de travail sera déterminant dans le choix de leur futur employeur. Mais ils sont aussi 57 % à préférer un bureau fermé (individuel ou partagé), contre seulement 26% pour l’open space et 8 % pour le flex-office. En outre, seuls 6 % des étudiants aimeraient travailler de chez eux en télétravail (« home office »).

“8 étudiants sur 10 restent très fortement attachés au bureau attitré”
Concernant plus précisément le flex office, 83 % des futurs managers estiment « important d’avoir un bureau attitré », et 50 % de ceux l’ayant déjà expérimenté durant leur expérience professionnelle ne veulent pas réitérer l’expérience. À noter que le co-working (travail en dehors de l’entreprise sans bureau attitré) n’intéresse que 3 % d’entre eux, et 30 % y sont totalement opposés.
« Notre enquête nous montre que 8 étudiants sur 10 restent très fortement attachés au bureau attitré. Et ils sont 44 % à penser que l’aménagement des bureaux doit refléter l’organisation hiérarchique. C’est une tendance en hausse de 7 points par rapport à l’édition précédente de Mon bureau de demain (2016). Ainsi, si le bureau classique semble avoir vécu, le bureau en tant que le lieu physique fixe et toujours disponible, où venir travailler, a encore de beaux jours devant lui. L’idée d’une généralisation du nomadisme, marquant la fin des postes attribués, est encore loin d’emporter l’adhésion ! », écrit Ingrid Nappi-Choulet, professeur de management à l’Essec, sur son compte LinkedIn.

“Le luxe est de pouvoir choisir”
Comment expliquer l’envie d’un bureau à l’ancienne ? Interviewée par LCI.fr, l’enseignante-chercheuse explique que « le bureau est perçu comme un endroit pour créer des liens et interagir avec les collègues. Pour les étudiants, le bureau attitré marque aussi l’appartenance à l’entreprise et au groupe : ils ont besoin de ce repère pour se projeter dans l’entreprise ».

Véronique Bédague, PDG de Nexity Immobilier d’Entreprise, mécène de l’étude de l’ESSEC, indique pour sa part que les résultats de cette étude permettent de tirer plusieurs enseignements : « Il n’y aura pas de disparition du bureau classique – nous misons sur 20 % d’espaces partagés. Quant aux modes de travail, il ne suffit pas de rassembler les collaborateurs dans des espaces ouverts pour en faire des collaborateurs heureux. Nous redevenons des nomades et souhaitons avoir accès à plusieurs types de lieux pour plusieurs types d’usages. L’hybridation des lieux de travail est une solution pour un immobilier plus souple qui mixe les espaces de travail/vie selon les usages. Le luxe est de pouvoir choisir ! » Comme alternative, certains prônent justement les vertus de “l’activity based office”. Un environnement de travail à la carte, que les salariés, par équipe, peuvent concevoir eux-mêmes, selon leurs besoins.

  • Et vous que pensez-vous de cet open Space a la mode 2018 ???  (ou comment je fais rentrer plus de personnes dans moins d'espace ?).....
Contrairement aux annonces faites avant la mise en place nous avons hélas l'impression que nous sommes bien dans une application de l'open space que nous avons tant décriés..."

  • Cet "Open Space" serait il anti-productif et pas si Open que cela ? ..... 
  • Pourquoi certains bureaux sont 'ils toujours fermés ; est-ce juste du à la confidentialité des échanges ?  n'est-ce pas du confort pour certains ?
    • Quid de la qualité de vie dans ces environnements tant décriés ?   

Nous connaissons tous et toutes la réponse car nous vivons sont application !

vendredi 5 octobre 2018

#Dossier du vendredi - Droit à la déconnexion : et s’il devait aussi s’appliquer durant les heures de travail ?

 



En 2016, la France légiférait sur ce qui semble désormais être une nécessité : la déconnexion. Si certains ont critiqué cette loi, tantôt pour son caractère liberticide, tantôt pour son caractère trop peu contraignant, une chose est sûre : elle a permis de lever le voile sur ce qui est en passe de devenir un sujet de société. Pour autant, au regard de certaines connaissances en neurosciences, cette mesure n'apporte que des réponses très superficielles à un problème grandissant.

Deux ans après le vote du droit à la déconnexion, la Silicon Valley vient de se mettre en ordre de marche : les prochaines versions android et iOS, présentes dans tous nos smartphones, devraient nous fournir des outils pour prendre conscience du temps que nous passons devant notre écran, et peut-être ainsi nous inciter à le limiter. Après avoir fourni tant d’efforts pour maintenir notre attention sur nos écrans, les GAFA semblent donc désormais vouloir nous aider à y résister !
 

Reconnaitre la vulnérabilité de notre cerveau face à la sur-connexion
Et en effet l'hyper-connexion ne concerne pas que les usages des emails en dehors des heures de travail, elle est également présente tout au long de la journée de travail. Et dans ce domaine, il faut l’admettre, les géants du digital ont évidemment une longueur d'avance sur nos législateurs. Tristan Harris, ancien ingénieur de Google, nous alerte depuis quelques années : nous sommes faibles dans la guerre qui a lieu entre nos cerveaux et le monde numérique.
Cette faiblesse provient du fait que l'attention est une ressource limitée et fragile. En effet, notre attention fonctionne comme un filtre à l’intérieur de notre cerveau. Elle sélectionne ce qui est important au détriment de ce qui ne l’est pas. Grace à elle, notre cerveau peut alors traiter uniquement les informations les plus pertinentes dans un contexte donné. Mais cette fonction ne dépend pas aussi souvent qu'on le croit de notre seule volonté. Et dans certains contextes, cela peut s'avérer très utile ! Ainsi, lorsqu’un élément extérieur survient, notre attention se porte automatiquement sur celui-ci pour nous permettre d’agir. C'est justement ce phénomène de capture attentionnelle qu'exploitent les fenêtres pop-up… Notre cerveau va alors utiliser des ressources cognitives pour traiter ce nouvel élément apparaissant dans notre environnement, ressources qui se déportent de la tâche en cours. Et cela a un coût, puisque ces interruptions, qu'elles soient voulues (comme dans le cas du fameux mais irréaliste “multi-tasking”) ou subies (comme avec les notifications), interfèrent avec notre mémoire de travail, favorisant ainsi le risque de surcharge cognitive  et diminuant nos performances ! [1]


Il faut protéger nos ressources cognitives par de meilleures pratiques de connexion
Nous évoluons désormais dans un monde de sollicitations permanentes, dans nos vies comme au travail. De plus en plus, la valeur créée par le travail repose sur le traitement d’un flux incessant d’informations. Or pour pouvoir capter, traiter, mémoriser ou restituer les informations utiles, il est essentiel de filtrer correctement ces informations. Une erreur serait de penser que plus d’informations circulant dans l'entreprise engendrent nécessairement plus d’efficacité. Or notre cerveau a des limites, et les environnements de travail qui ne les prennent pas en compte réduisent de fait notre bien-être et notre efficacité.
Il est bien sur évident que nous devons avoir la possibilité et les capacités de déconnecter en dehors du travail. La loi de 2016 a d'ailleurs pour objectif d'encadrer ces pratiques. Mais, il est tout aussi crucial d’apprendre à réguler ses pratiques de connexion durant les heures de travail ! En effet, nul n’est capable d’être entièrement attentif en réunion lorsque s'affichent à l'écran boite mail et/ou notifications des réseaux sociaux. Et cette problématique d'une concentration pleine et entière se pose également en dehors des salles de réunion. Des données suggèrent qu’un salarié serait interrompu en moyenne toutes les 3 minutes sur sa journée de travail [2]. Dès lors, comment pouvons-nous demander la réalisation de tâches cognitives complexes ?

Heureusement, il est tout à fait possible de reprendre la main sur nos pratiques de (dé)connexion, au travail comme en dehors. Et pour cela, nul besoin d'attendre de nouvelles législations. À la manière de Google et Apple, les organisations peuvent et doivent permettre à leurs collaborateurs de prendre conscience de leurs pratiques de connexion. C'est seulement lorsque que cette prise de conscience aura eu lieu qu'il sera possible d'expérimenter de nouveaux comportements face au digital, pour plus de bien-être et de performances.
 

Force est de constater que nous sommes bien loin de ces préconisations d'autant tout est fait pour équiper les salariés qui sont connectés a 1000% avec l'entreprise soir et week-end et dont on trouve presque anormale le fait de ne pas l'être...cependant le DIGITAL utilisé par tous ne doit pas faire oublier les conséquences elle bien réelle sur la santé des salariés et la qualité de vie et ceci de façon invisible. 


Bonne fin de semaine et bon Week-end.


---------------------------------------------------------------------------------------- [1] Clapp WC, Rubens MT, Gazzaley A (2010) Mechanisms of working memory disruption by external interference. Cereb Cortex.
[2] Gonzàlez V.M. and Mark G. (2004). Constant, Constant, Multi-tasking Craziness”: Managing Multiple Working Spheres. HCI Letter.

source:l'usine nouvelle - Octobre 2018.