vendredi 19 juillet 2019

#Libération Fiscale - 19 Juillet 2019

Les Salariés Français sont les plus taxés d’Europe.

Le salarié moyen français coûte 56.499 euros par an à son entreprise (6e rang de l’UE), mais in fine, il ne lui reste que 24.062 euros en pouvoir d’achat réel (11e rang de l’UE). Ce calcul a été réalisé par EY pour l’Institut économique Molinari qui publie comme chaque année son étude sur la pression fiscale et sociale réelle du salarié moyen de l’Union européenne.

La France championne de l’UE

depuis 2016, notre pays reste le champion de la fiscalité de l’Union européenne, avec plus de 50 % de taxation.

À partir de ce 19 juillet, le salarié moyen va garder pour lui tout l’argent de son travail.

Un salarié célibataire français travaillera cette année jusqu’au jeudi 18 juillet pour payer ses impôts, taxes et cotisations sociales et sera libre d’utiliser pour ce qu’il veut son argent à partir du vendredi 19, contre le 27 juillet en 2018, d’après l’étude annuelle sur «la pression fiscale et sociale» de l’institut Molinari (IEM), que révèle Le Figaro.
Cinq jours après la fête nationale, les salariés français pourront donc célébrer le «jour de libération fiscale», que calcule chaque année le think-tank libéral basé à Bruxelles. Il s’agit de la deuxième amélioration en deux ans. «2018 et 2019 marquent une rupture, avec l’amorce d’une baisse de la fiscalité en France, relève Nicolas Marques, le DG de l’IEM. 

Espérons que ce mouvement se renforcera dans les années à venir.» 
Les Français n’en restent pas moins les derniers «libérés» d’Europe, l’Hexagone connaissant encore la plus forte pression fiscale du Vieux Continent.
 

 Source: le figaro + institut Molinari

En vue des taxes et du taux d'impositions dans notre pays, est-il justifié de se voir réformer les retraites et le fonctionnement des  mutuelles par exemple ? on peut légitimement se poser la question....

Ces réformes sont elles toutes bénéfiques pour nous  salariés Français ?




jeudi 18 juillet 2019

#CNIL et données enregistrées par les entreprises

Cookies : que vont changer les nouvelles directives de la Cnil pour les entreprises ?
 

 DONNÉES PERSONNELLES : VOUS AVEZ DES DROITS !


 A SAVOIR:
La Cnil donne un délai d'un an aux entreprises pour modifier leur politique de cookies sur leur site internet, avant de faire pleuvoir les amendes. Ces dernières ne pourront plus tracer leurs visiteurs sans recueillir leur consentement de manière beaucoup plus explicite

La Cnil ne plaisante plus. Le 28 juin, la Commission Nationale informatique et libertés a publié son plan d'action relatif au ciblage publicitaire, un an après l'entrée en vigueur du RGPD et avant l'adoption d'une nouvelle directive européenne sur le sujet, baptisée ePrivacy. Ses nouvelles lignes directrices remplaceront la recommandation de 2013 sur les cookies et autres traceurs.

Ce sera ainsi la fin du soft opt-in, qui permet aux sites de recueillir le consentement des visiteurs sur la politique de cookie via la simple poursuite de la navigation. 
D'ici un an, les sites français devront donc demander et recueillir un consentement explicite de la part de leurs visiteurs s'ils veulent placer des cookies. 
Pour comprendre les enjeux de ce changement, entretien avec l'avocate Sonia Cissé, à la tête du département IT/TMT du cabinet d'avocats Linklaters.


LA TRIBUNE - Quelles entreprises sont touchées par ce changement ?
SONIA CISSÉ -
Les cookies permettent de reconnaître les utilisateurs, de tracer leur navigation pour personnaliser les offres produits. Presque toutes les entreprises qui ont un site Internet en font usage. Donc la nouvelle réglementation concerne tous les secteurs, toutes les entreprises qui utilisent des cookies, qu'il s'agisse des entreprises du digital mais aussi les banques, les assurances ou les commerces en ligne, entre autres.


Est-ce un progrès pour les internautes ?

Cette nouvelle obligation imposée aux entreprises leur donne un peu plus de pouvoir. Avec le soft opt-in, le consentement était validé si le visiteur continuait à utiliser le site. Avec les changements demandés par la Cnil, les personnes vont devoir effectuer un acte positif, un clic sur une case dédiée, pour valider leur consentement. Or, qui dit acte positif, dit également plus grande connaissance des usages.

C'est ce que craignent certaines entreprises : avec l'acte positif, l'information remonte d'un niveau, et l'attention des utilisateurs sera plus orientée vers les pratiques des entreprises. Alors que jusque-là, les visiteurs n'y faisaient pas attention, et très peu d'entre eux lisaient les politiques de confidentialité.


Que va changer l'interdiction du soft opt-in pour les entreprises ?

La Cnil demande à des entreprises qui ont déjà fait une mise en conformité au RGPD de modifier encore leur politique sur les cookies. Car jusque-là, bien que contraire à l'esprit du RGPD, le soft opt-in n'était pas clairement interdit. La question des cookies doit être abordée dans le règlement européen ePrivacy, qui devait arriver en même temps que le RGPD, mais qui a été reporté à 2020. 
Les nouvelles règles de la Cnil anticipent donc le futur règlement ePrivacy.

C'est un vrai changement, au point que certains lobbys pensent qu'il s'agit d'une menace pour le modèle économique de certaines entreprises du web. 
Mais le contenu du règlement ePrivacy n'est pas encore gravé dans le marbre. Il pourrait bouger par rapport à aujourd'hui, rien ne garantit qu'on retrouve exactement le même contenu dans la version finale. 
La Cnil anticipe quelque chose qui n'est pas encore figé, elle pourrait donc rétro-pédaler en 2020. Mais à mon sens, ce n'est pas probable.


La Cnil a donné un an aux entreprises pour opérer leur mise en conformité ? Est-ce suffisant ?

La mise en conformité impose de rédiger de la documentation, de modifier les procédures, et de former les salariés aux nouvelles obligations. Beaucoup voient l'investissement financier, mais il y a surtout un investissement humain fort, que les entreprises sont parfois réticentes à effectuer.


Mais avec l'entrée en application du RGPD, tout un écosystème de la mise en conformité s'est créé. Les plus grandes entreprises peuvent faire appel à des cabinets d'avocats spécialisés. 

Les plus petites entreprises qui n'ont ni les moyens ni les ressources ont d'autres possibilités, comme faire appel à des consultants externes. 
Ensuite, le temps d'adaptation est très variable selon la taille de l'entreprise, le nombre de traitements concernés, et si le projet est porté au plus haut niveau de l'entreprise ou non. Mais dans tous les cas, un an, c'est largement suffisant.


Source: La tribune - Juillet 2019
 

lundi 24 juin 2019

Canicule et Droits du Travail - a savoir et rappeler

Canicule, à quelle température les salariés ont-ils un droit de retrait ?


Dès 30° c, les salariés ont un droit de retrait mais ce n’est pas systématique. 

Dans tous les cas l’employeur doit prendre en compte le risque chaleur et se conformer au Plan canicule.
Au travail, des mesures doivent donc être prises pour prévenir la santé et assurer la sécurité du personnel comme indiqué dans le PLAN CANICULE 2017

Le code du travail ne prévoit pas de niveau de température au-delà de laquelle le plan canicule doit être déclenché ou le travail cesser. Cela dit à partir de 30 ° C dans les bureaux ou 28°C sur les chantiers, il y a risque et danger dès 33° C. 

Les salariés ont alors un droit de retrait.

Cependant le code du travail prévoit que « l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs par… la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés. » - article L4121-1 du code du travail.
Le risque « chaleur » doit donc être pris en compte dans le document unique d’évaluation des risques professionnels.

Ces mesures et moyens sont :
- ventilation et aération des locaux de façon à maintenir un état de pureté de l’atmosphère et d’éviter les élévations exagérées de température, les odeurs désagréables et les condensations - articles R4221-1 à R4221-3 du code du travail,
- mise à disposition d’eau fraîche potable et notamment de bouteilles d’eau gratuites et même des boissons non alcoolisées fraîches - articles R2225-2 à R2225-4 du code du travail.
A ces deux mesures obligatoires peuvent s’ajouter (sans obligation) le décalage ponctuel des horaires (arriver et repartir plus tôt), la limitation des cadences avec des plages de repos plus fréquentes etc. Ces recommandations de l’INRS (institut national de recherche et de sécurité) ont fait l’objet d’une brochure consultable sur http://www.inrs.fr


Le CSE et ses représentants CSST doivent également être alerté et alerter l’employeur 


Le droit de retrait

Malgré les mesures prises ou faute d’en avoir arrêtées, certains salariés peuvent se sentir mal (fièvre, malaise etc.) ou en danger (suffocation par exemple). Ils peuvent alors faire jouer un droit de retrait.

C’est permis par les articles L4131-1 à L4131-4 et L4132-1 à L4132-5ainsi que D4132-1 du code du travail. Le ou les salariés concernés peuvent s’en référer, alerter les élus au CSE et se retirer de leurs postes de travail.
Aucune sanction, aucune retenue de salaire ne peut être prise à leur encontre. Lorsque c’est le cas notamment parce que l’employeur considère le retrait abusif, c’est au Prud’hommes de trancher.

Liens utiles

Document à télécharger :
brochure_travail_et_chaleur_de_linrs.pdf


Bonne semaine  et soyons tous et toutes vigilent en ces moments de fortes chaleurs le travail continue

vendredi 21 juin 2019

#Dossier L'entreprise nouvelle Génération ou dites Libérée

Dossier  Entreprise Libérée - quel est ce modèle et d’où vient il?


Qui n’a jamais entendu parler des entreprises dites « libérées » ? Depuis quelques années, ce mouvement suscite un fort engouement médiatique, et de nombreux débats. Il est porté par le succès de quelques promoteurs talentueux qui ont pris la plume pour convaincre de son originalité et de ses atouts. Ce sont en particulier des dirigeants de certaines de ces entreprises, comme l’ancien patron de la fonderie Favi, Jean‑François Zobrist (voir le film de François Maillard), ou le président de Chrono Flex, entreprise spécialisée en flexibles hydrauliques, Alexandre Gérard. Ce sont aussi des analystes et observateurs convaincus par ces expériences, comme Isaac Getz et Brian Carney, qui les ont étudiées et ont publié des articles et ouvrages dès 2009 sur ce sujet.


Le phénomène a pris une ampleur considérable, qui dépasse aujourd’hui très largement le cercle de ces premiers spécialistes. À l’heure où la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP), publie un « recueil de bonnes pratiques » inspiré du mouvement des entreprises libérées, et destiné à orienter les changements à venir dans l’administration publique, il est urgent de s’interroger sur le fond : où en est aujourd’hui ce mouvement ? Que faut-il en penser ? Ce modèle est-il réellement novateur ?

 Commençons par essayer de définir cet objet mal identifié :
 
Pour Isaac Getz, professeur à l’ESCP Europe, le terme entreprise libérée désigne :
« Une forme organisationnelle dans laquelle les salariés sont totalement libres et responsables dans les actions qu’ils jugent bon – eux, et non leur patron – d’entreprendre ».
Face à ce mouvement, des critiques se sont élevées. Certains y voient un simple phénomène de mode, d’autres une imposture, et certains sociologues du travail considèrent même qu’il s’agit d’une nouvelle idéologie managériale, source au contraire d’aliénation !
Mais qui sont donc ces « Entreprises libérées » ? En France, celles que l’on cite le plus spontanément, ce sont des entreprises de taille intermédiaire : le fondeur Favi – c’est lui qui a fait figure de pionnier – et le dépanneur de flexibles hydrauliques, Chrono Flex donc, ou encore le biscuitier Poult. Les noms d’autres entreprises, beaucoup plus grandes celles-là, sont parfois aussi mentionnées comme étant « sur le chemin de la libération », sans qu’elles-mêmes revendiquent d’ailleurs cette expression. Il s’agit par exemple du groupe de prêt-à-porter, Kiabi, de l’enseigne de distribution d’articles de sport, Decathlon, ou encore du fabricant de pneumatiques, Michelin.

Il nous semble important, pour mieux comprendre le phénomène, de ne pas se cantonner aux discours sur ces organisations, mais d’interroger ce qui s’y « pratique », de les regarder en quelque sorte de l’intérieur. Nous avons mené une telle recherche de l’intérieur, sur trois ETI pionnières, qui sont d’ailleurs souvent présentes dans les discours sur ces entreprises. Il s’agit de Favi, Poult et Chronoflex, que nous avons étudiées entre 2012 et 2015.
Dimensions nouvelles

Qu’y avons-nous observé ? Tout d’abord, les structures y sont aplaties, les titres et marques statutaires effacés, et la ligne hiérarchique est raccourcie. Ensuite, les équipes d’opérateurs sont responsabilisées sur un ensemble d’activités et la technostructure et les fonctions de support sont allégées.

Qu’en pensent les employés ? Dans l’ensemble, cela apparaît plutôt positif aux opérateurs, ouvriers, employés et techniciens que nous avons interrogés ; d’autant plus que ces trois entreprises, qui ont toutes été confrontées à des difficultés, ont obtenu à la suite de ce processus des résultats économiques confortables, résultats qu’elles ont partagés avec ces différents acteurs.
L’aplatissement de la structure hiérarchique conduit, paradoxalement, à un renforcement de l’image du chef à la tête de l’organisation. Designer491 / Shutterstock
Enfin, nous nous sommes posé la question du caractère novateur du modèle. Il nous a semblé à la fois moins révolutionnaire que ce qu’en disent ses promoteurs, mais quand même novateur. Moins révolutionnaire, car, si l’on se situe dans l’histoire de la théorie des organisations, on pourrait le considérer comme un fruit tardif de l’école des relations humaines, ce courant né à l’époque de la crise économique de 1929.
D’ailleurs, l’un des auteurs de référence qui est abondamment cité par les adeptes de la libération des organisations est justement un chercheur de l’École des relations humaines, le psychologue Douglas McGregor, qui a opposé deux styles de management avec les fameuses « théorie X » et « théorie Y ». En outre, le modèle de la libération n’est pas sans rappeler un autre courant, celui du management participatif pour lequel il y a eu un fort engouement dans les années 1980, jusqu’à ce qu’il tombe dans l’oubli.

Un modèle durable ?
Une autre nouveauté concerne l’accent mis sur la démocratisation de l’innovation, et plus largement sur la stimulation de la dynamique entrepreneuriale. Enfin, le rôle des dirigeants est également clé : ils se mettent volontairement en retrait, refusent de prendre part aux décisions opérationnelles, ce qui de facto suscite la prise de décision collective et la participation. Le dirigeant se concentre sur la stratégie, le développement d’une culture et d’une vision.
Pour conclure, on peut toutefois se demander si ce renouveau de la participation ne risque pas de subir le même sort que le management participatif des années 1980…
On se souvient qu’à l’époque, il était resté circonscrit dans notre pays à quelques équipes à durée de vie limitée, car il avait buté sur une série d’obstacles, suscitant des critiques. Du côté des dirigeants, ce qui avait fait obstacle était la crainte d’une résistance passive et de la perte de temps dans la prise de décision. Et du côté des salariés, certains y avaient vu une manœuvre antisyndicale et une récupération des logiques de régulation informelle existantes.
Le modèle des entreprises libérées peut-il donner lieu à des formes de participation plus durables ? Il est trop tôt pour le dire, mais nous avons identifié certains écueils, qui pourraient freiner son développement, et dont il convient certainement de se méfier pour qui veut s’inspirer de ce mouvement.

En premier lieu, la participation s’appuie sur l’autorégulation par les pairs ; mais cela crée des situations de conflit, et peut conduire à des blocages lorsque les dispositifs de régulation de ces conflits n’ont pas été prévus. 
Ensuite, l’appel à la liberté crée des logiques d’engagement contrastés : si elle fait émerger des leaders informels et stimule l’esprit d’entreprise de quelques-uns, elle met aussi d’autres membres plus à l’écart. Enfin, l’aplatissement de la structure hiérarchique conduit, paradoxalement, à un renforcement de l’image du chef à la tête de l’organisation. Il est, en dernier recours, le gardien des nouvelles règles du jeu et l’inspirateur de leur transformation.
Ces différents éléments sont donc certainement à prendre en compte pour penser à la transportabilité du modèle…

Nous avons une idée hélas de ce type de management qui au final ne sert qu'a permettre a a une minorité d'atteindre des objectifs et permets une "certaine "stabilité revendicative" des salariés".
 Et vous croyez vous a ce modèle ou in finé on ne "croit" plus savoir qui est responsable de quoi et ou l'on fait croire que tout le monde décide de tout , ce qui n'est pas le cas dans les fait. 

Chaque salarié étant soumis a la définition de son contrat de travail , ce qui permet encore a tout un chacun de faire valoir ses droits et lors de changements d'emplois a une remise en place et une équité pour le respect de tous (un manager n'a pas les mêmes objectifs qu'un salarié, et un salarié n'a pas les mêmes objectifs qu'un Manager d’où la différence des salaires, ne l'oublions pas).


 

mercredi 19 juin 2019

#Emploi Interim

Après quatre trimestres moroses, l'emploi intérimaire se redresse



Le nombre d'intérimaires recensés par le ministère du Travail a augmenté de 7.700 au cours du premier trimestre 2019. Cette dynamique est portée principalement par le secteur du bâtiment

Le travail temporaire retrouve des couleurs. Selon les derniers chiffres du service de statistiques du ministère du Travail (Dares) publiés la semaine dernière, l'emploi intérimaire s'est redressé légèrement au premier trimestre 2019 avec la création de 7.700 postes (+1%). Après avoir atteint des sommets en 2017, le nombre d'emplois intérimaires a ralenti avec la baisse de l'activité au cours de l'année 2018. À la fin du mois de mars, 795.000 intérimaires ont été recensés par la Dares. Ils représentent environ 3% de l'ensemble des salariés.

En ce début d'année, la croissance a été relativement riche en emplois. D'après les derniers résultats de l'Insee publiés la semaine dernière, les créations d'emplois ont bondi de 93.800 au premier trimestre, soit une hausse de 0,4% après 0,3% au dernier trimestre 2018. Les statisticiens de l'Insee ont révisé à la hausse leurs prévisions pour l'emploi notamment dans les services marchands. Ce rythme pourrait cependant ralentir dans les mois à venir. La banque de France a revu à la baisse ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) à 1,3% contre 1,4% pour 2019.

 a savoir:

Le tertiaire dans le rouge
Dans le secteur tertiaire, la situation se dégrade encore. Les chiffres reculent pour le troisième trimestre consécutif avec -1%, soit 3.200 postes en moins. À la fin du mois de mars, 324.000 intérimaires ont été recensés dans ce secteur, soit environ 1,6% de l'ensemble des salariés travaillant dans les services.
Cette proportion de l'intérim dans le tertiaire reste bien moins importante que dans la construction (10,6%) ou l'industrie (8,7%). Au niveau géographique, la Bourgogne-Franche-Comté et la Nouvelle Aquitaine connaissent les hausses les plus marquées. À l'opposé, l'Ile-de-France, le Centre-Val de Loire et la région Provence-Alpes- Côte d'Azur enregistrent des baisses.

Montée en puissance des CDII
Moins connu, le contrat à durée indéterminée intérimaire (CDII), mis en place en 2014, monte en puissance. Les derniers chiffres du ministère du Travail signalent que le nombre de contrats signés a progressé de 13,3% entre janvier et mars 2019. Sur un an, il bondit de 37,9% pour atteindre 38.000. Malgré cette montée en charge, ce volume est relativement faible au regard du total de contrats intérimaires signés chaque trimestre. Les recruteurs sont longtemps restés frileux à l'égard ce type de contrat en raison notamment de "la technicité du dispositif" rappelait un rapport de l'observatoire de l'intérim et du recrutement en 2018. Du côté des travailleurs, la baisse du revenu représente une préoccupation importante ajoutent les auteurs du document.

 

mardi 7 mai 2019

#Analyse Travail

Media: Sondage - France TV INFOS: 

Un Français sur cinq ne perçoit pas le sens de son travail




Mercredi 1er mai, c'était le jour de la fête du Travail. Une étude révèle que 18% des Français pensent occuper un poste inutile.

Ce jour de repos est peut-être l'occasion de prendre du recul sur votre travail. Lui trouvez-vous vraiment un sens ? Un sondage étonnant, mené sur pas moins de 10 000 personnes, montre que près d'une personne sur cinq en doute sérieusement.

Qu'est-ce que c'est qu'un travail qui a du sens ? 
L'an dernier, une étude avait mis ces ressorts en lumière. Pour qu’un travail ait du sens, les conditions les plus fréquemment citées étaient les valeurs, l’éthique, l’utilité du travail, la compréhension de ce qu’on fait et le sentiment de faire partie d’un projet plus grand que soi. Autant de choses visiblement absentes de la vie d'une bonne proportion des salariés français, à en croire ce nouvel éclairage apporté par l'institut Kantar, qui a interrogé près de 10 000 personnes pour le compte d'un groupe d'intérim.

Les "jobs à la con"
Pas moins de 18% des personnes sondées, soit près de une sur cinq, ont le sentiment d'occuper un poste inutile, dont ils ne perçoivent pas le sens, justement. Ce que l'anthropologue américain David Graeber, professeur à la London school of economics, a popularisé sous le vocable de "bullshit jobs", les "jobs à la con". Des emplois tellement inutiles à la société que les salariés qui les occupent ont eux-mêmes du mal à justifier de leur existence, pour reprendre sa définition.

Heureusement, beaucoup disent qu'il faut changer tout ça. Comment ? 
La création de sa propre entreprise arrive en numéro un. 
Redonner du sens à son travail, du sens à sa vie, passe par le fait de devenir indépendant pour près d'un quart des sondés. 
Ca n'est pas un hasard si deux créations d'entreprises sur cinq sont le fait de micro-entrepreneurs.

Deuxième façon de redonner du sens à sa vie professionnelle : 

changer  de métier ou évoluer dans l'entreprise. 
Une personne sur cinq s'y dit prête. Vient aussi la mobilité interne. 
Changer de métier, mais en restant dans la même entreprise; Pour se sentir plus utile: Puis le fait de garder le même métier, mais de changer de secteur d'activité. 
Et enfin quitter son travail pour rejoindre une ONG ou le secteur public. Cela ne concerne qu'un Français sur dix.

Et vous que pensez-vous de ce sondage, avez vous une réelle évolution possible dans l'entreprise ? prend elle en compte votre évolution ? 
 


 

 

lundi 6 mai 2019

#Croissance en berne

Analyse: Les gains de pouvoir d' (pour ceux qui on eu la chance d'en bénéficier) n'ont pas suffi à faire décoller la croissance

A 0,3 % au premier trimestre, la croissance française est repassée en dessous de celle de la zone euro. Les ménages restent peu enclins à consommer et préfèrent épargner une partie des gains de pouvoir d'achat.
 
L'économie française devait résister aux vents contraires qui soufflent sur l'économie mondiale, grâce à sa demande intérieure. Cet espoir est un peu déçu au premier trimestre. La croissance de l'activité dans l'Hexagone a atteint 0,3 % sur les trois premiers mois de l'année - une performance égale à celle, décevante, du dernier trimestre de 2018, marqué par les blocages des liées aux manifestations et aux débordements.  « gilets jaunes ». 
Nos voisins, eux, ne sont pas si mal lotis puisque l'ensemble de l'économie de la zone euro a crû de 0,4 % au cours de la même période.
 On ne connaît pas encore la performance de l'Allemagne, qui représente à elle seule un tiers de l'économie européenne, mais d'ores et déjà, l'Espagne a connu un début d'année très dynamique et l'Italie, avec une croissance de 0,2 % sur les trois premiers mois de 2019, est sortie de la récession. Des Français enclins à épargner

Comment expliquer cette petite déception de l'économie française ? 

La réponse serait elle liée au comportement des ménages?. 
Alors que leur pouvoir d'achat augmente, les Français sont toujours timorés et préfèrent épargner, probablement suite au choc qu'a constitué l'émergence des « gilets jaunes ». 

Selon les prévisions de l'Insee, au premier trimestre, le pouvoir d'achat aurait augmenté de 0,7 % alors que la consommation, elle, n'a progressé « que » de 0,4 %.

Les ménages ont effectivement préféré épargner, au moins pour partie, le surcroît de pouvoir d'achat plutôt que de le dépenser. « La propension à épargner est aujourd'hui importante chez les Français », résume Julien Manceaux, économiste à la banque ING. « La consommation a un peu moins rebondi que prévu, reconnaît pour sa part Julien Pouget, chef du département de la conjoncture à l'Insee.  
Toutefois, il n'est pas forcément étonnant que les ménages ne consomment pas intégralement les gains de pouvoir d'achat à court terme. Cela peut s'expliquer par un certain attentisme et une prudence des Français. »
 
Il est vrai que  la confiance des ménages, calculée chaque mois par l'Insee, reste inférieure à sa moyenne de long terme et se situe peu ou prou à son niveau d'octobre dernier. Or, avec l'impact du ralentissement de l'économie mondiale, la grande question de 2019, pour la France, est de savoir  dans quelle mesure les gains de pouvoir d'achat, obtenus notamment grâce aux mesures sociales et fiscales du gouvernement à la suite de la « révolte des ronds-points », vont être utilisés pour consommer .
« Les ménages sont en train de reconstituer leur capacité financière et s'ils reprennent confiance au cours des prochains mois, ils auront les moyens de consommer », se rassure Mathieu Plane, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). D'ailleurs, « le climat des affaires dans l'industrie, dont l'activité est très liée à la demande extérieure, est aujourd'hui moins élevé que dans d'autres secteurs, comme les services et le commerce, qui eux, dépendent plus de la demande intérieure », souligne Julien Pouget.

« Les ménages devraient progressivement prendre conscience de leurs gains de pouvoir d'achat si les entreprises appliquent réellement une répartition en prenant en compte les bas salaires; cependant le grain de sable, c'est la remontée actuelle des prix du pétrole qui va rogner une partie de ces gains », estime Hélène Baudchon, économiste chez BNP Paribas.
Bref, l'incertitude qui pèse sur la croissance française n'est pas encore levée et le retour à une épargne « normale » prendra du temps. 
Le gouvernement le sait : dans son programme de stabilité présenté début avril , il notait que « le taux d'épargne reviendrait en 2020 à un niveau identique à 2018, soit 14,4 % » du revenu disponible. Mais, avec un premier trimestre en demi-teinte, il faudrait que la croissance s'élève à 0,4 % au moins au cours des trois trimestres à venir pour que l'objectif du gouvernement d'une progression de l'activité de 1,4 % cette année soit atteint. 
C'est encore possible mais il ne faudrait pas que le ralentissement mondial prenne de l'ampleur.




 Une analyse qui fait réfléchir en vue des actions prises pour le pouvoir d'achat de soit disant tous les français !  

 Ah nous avons de la chance, nous n'aurons pas un jour férié de plus  a travailler....

 

Et vous êtes vous content de l'application de ces mesures?
voyez vous un réel un changement sur vos salaires et dans votre quotidien ?


 Source: INSEE - LES ECHOS - AVRIL 2019