mardi 1 octobre 2019

#Changement au 1er Octobre ? Baisse des Cotisations Patronales Impact?

Baisse des charges patronales



Les allègements des cotisations patronales sur les bas salaires sont étendus aux cotisations d'assurance chômage. Le taux maximum de l'allègement passe à 4,05 %.

Ces baisses de cotisations sociales font partie du programme gouvernemental de remplacement du crédit d'impôt compétitivité emploi (Cice) et du crédit d'impôt de taxe sur les salaires (CITS) dont les suppressions ont été entérinées en 2018.
Cette réduction générale est applicable de manière dégressive aux rémunérations inférieures à 1,6 Smic. La perte de recettes induite, évaluée à environ 3,7 milliards d'euros en année pleine, est compensée intégralement à l'Unedic par l'Acoss (la banque de la Sécurité sociale).

Est-ce a dire que les salariés vont se voir appliquer une hausse des salaires?  ou que nous allons avoir une vague de recrutement de contrat non précaire? 


Parmi les autres changements  du 01 OCTOBRE 2019 :

2 nouveaux produits d'épargne retraite d'entreprise dans les tuyaux :
  • un plan d'épargne retraite d'entreprise collectif ouvert à tous les salariés afin de remplacer les Plans d'épargne pour la retraite collectif (Perco)  ;
  • un plan d'épargne retraite d'entreprise réservé à certaines catégories de salariés, il prendra la succession des actuels contrats dits « article 83 » (concernant en général les cadres et les dirigeants).
Par ailleurs, un 3e produit d'épargne, individuel par contre, sera commercialisé sous forme d'un compte-titres ou d'un contrat d'assurance, ce nouveau produit ayant pour objectif de succéder aux actuels contrats Plans d'épargne retraite populaire (Perp) et « Madelin » (professions libérales).
Ces dispositifs d'épargne qui seront lancés à partir du 1er octobre 2019 donneront aussi la possibilité aux épargnants disposant actuellement d'un produit d'épargne retraite (Perp, « Madelin », Perco, Préfon, « article 83 »...) de transférer leur épargne vers ces nouveaux produits.
 
Rappel :
 
Ce qui avait été annoncé:
 


 
Et vous ou en êtes - vous? Avez vous un réel impact sur votre fiche de salaire?   Depuis combien d'année n'avez vous pas eu une réelle augmentation générale?
 
 
Pour la CGT il faut que les soins prescrits et efficaces soient remboursés à 100%  
• que le reste à charge zéro soit à l’entière charge de la Sécurité sociale et non des complémentaires • une Sécurité sociale intégrale, pour permettre à chacun de faire face à tous les évènements ou aléas de la vie (toutes les branches de la Sécu) ;
• une réforme du mode de financement de la Sécurité sociale. La CGT a plusieurs pistes pour dégager les ressources adé-quates, dont une contribution patronale sur les intérêts et divi-dendes (pour exemple : en 2017, c’est 177,9 milliards d’euros de dividendes qui ont été versés par les sociétés non financières. Une contribution de 1 % sur les dividendes versés reviendrait à obtenir un financement de 1,779 milliard d’euros).
 
Nous continuerons a demander une réelle équité quand à la répartition des bénéfices et de voir s'appliquer les augmentations sur les salaires des salariés ! 
 


 


Ne nous trompons pas et arrêtons les discours la réalité est tout autre !

 
 
Bonne Journée

vendredi 27 septembre 2019

#TELETRAVAIL - Negociation Oui Mais...

 Télétravail: prévenir les risques psycho-sociaux


Alors qu'une négociation est en cours entre les syndicats majoritaires dans l'entreprise que sont la CFTC et CFDT il est bon de rappeler quelques éléments:

A ce jour: 
  1. une période de test est en cours depuis 02 ans maintenant..
  2. Certains salariés sont éligibles (dans ce cadre de la phase de test).
  3. L'assurance est assuré par le salarié qui accepte  le TELETRAVAIL.
  4. Plusieurs modèle de fonctionnement sont pratiqués.
    1. Jour au choix du management.
    2. Jour Fixe ou Variable.
    3. Certains se voient refuser le télétravail le Lundi ou le vendredi , d'autres accordés...
    4. Liste des postes non définis et donc actuellement au cas par cas...
Personne n'est contre le TELETRAVAIL , il faut cependant bien prendre en compte les éléments simple que ce doit de respecter l'employeur.

Parmi lesquels:
La mise a disposition de l'ensemble des équipements permettant d'appliquer le télétravail correctement (Matériel (PC + Téléphone ou autres),  Abonnement (Accès Internet)..) mais aussi l'assurance des équipements et des personnes.

Il est aussi bon de rappeler que l'impact n'est pas uniquement Matériel et un Gain comme tout un chacun l’entends  
(Dans la pensée collective: je ne vais plus me déplacer, Je vais économiser de l'essence, Je serais chez mois tranquille....) 

Les risques psychosociaux sont des risques qui peuvent être induits par l’activité professionnelle exercée, ou générés par l’organisation et travail et les relations de travail. Ces risques sont définis par l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), comme étant des risques inhérents à des situations de travail où sont présents, combinés ou non : du stress, des violences internes commises au sein de l’entreprise par des salariés et du harcèlement moral ou sexuel, conflits exacerbés entre des personnes ou entre des équipes.
Il est de la responsabilité de l’employeur d’évaluer ces risques, et de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger ses salariés dans le cadre de l’obligation générale de sécurité à l’égard de ses salariés (articles L4121-1 et L4121-2 du Code du travail). En cas de non-respect de cette obligation, il encourt des sanctions civiles et pénales
 
Servitude volontaire 
Le télétravail en développant le nomadisme des salariés grâce à l’utilisation des nouvelles technologies pourrait conduire à une injonction implicite : être connecté en permanence, même en dehors du temps de travail effectif. Le collaborateur pourrait chercher à démontrer à son employeur qu’il mérite l’organisation du travail flexible qui a lui été accordée. 
Ce dernier pourrait alors modifier son comportement au travail pour donner une image de lui conforme aux attentes de l’employeur lors d’une situation de travail à distance, dans le but d’être reconnu et légitimité dans sa position de télétravailleur. Ce phénomène pourrait produire des effets néfastes sur la santé mentale et physique des individus, selon un rapport de l'organisation internationale du travail (à lire ici en anglais).
L’utilisation intensive des nouveaux objets connectés dans le cadre du travail peut conduire à une forme de «servitude volontaire de la Boétie» (Ray, 2009) et le télétravail peut potentiellement mener à l’invasion du territoire personnel.

L’éclatement des lieux de travail provoque une certaine porosité de la frontière entre la vie professionnelle et la vie privée qui peut s’avérer dangereuse. Le télétravail présente donc parfois des risques de dérives. La connectivité permanente induite par le travail à distance rend les salariés dépendants, se sentant parfois contraints de devoir répondre immédiatement aux sollicitations de l’organisation, quels que soient l’heure et l’endroit. La possibilité d’une connexion permanente induit une situation subie. L'absence de régulation entre les sphères privées et professionnelles présente alors des risques la santé du salarié.

La perméabilité des frontières peut ainsi devenir un danger si le droit à la déconnexion introduit dans le Code du travail à l'article L 2242-17 n’est pas respecté. Le télétravailleur est supposé être autonome et c’est d’ailleurs fréquemment un critère d’éligibilité. Le manager lui fait confiance, mais derrière cette relation de promesses réciproques (autonomie, liberté d’organisation), il y a des attentes implicites (flexibilité). Derrière cette relation qui se veut gagnant-gagnant on découvre donc parfois une hyper-connectivité nocive.  


Quels accords dans l'entreprise ? 
Qu’il soit régulier ou occasionnel, le télétravail peut être mis en place par un accord collectif, par une charte ou par un simple accord entre le salarié et l’employeur. Le contrat de travail n’est pas nécessairement modifié par voie d’avenant. L’accord entre les parties peut désormais être formalisé par tout moyen.
L'accord collectif applicable ou à défaut, la charte élaborée par l'employeur précise notamment obligatoirement. Les modalités de contrôle du temps de travail ou de régulation de la charge de travail. La détermination des plages horaires durant lesquelles l'employeur peut habituellement contacter le salarié en télétravail.
Beaucoup d’entreprises se sont emparées des ordonnances de 2017 et de loi de ratification de mars 2018 pour la mise en place du travail à distance, mais d'autres ont fait le choix de la signature d’une charte ou d’un accord d’entreprise. Ces documents, concertés, peuvent contribuer à protéger les droits des télétravailleurs et plus particulièrement mettre en œuvre le droit à la déconnexion en situation de télétravail.
En effet, le contenu de la charte ou des accords peut éviter : un temps de travail excessif, un empiétement de la vie professionnelle sur la vie privée, des difficultés à se déconnecter. On notera d’ailleurs que déjà, l’accord national interprofessionnel de 2005 prévoyait en son article 9 que la charge de travail, les normes de production et des critères de résultats exigés devaient être équivalents par rapport à̀ une situation comparable dans les locaux de l’employeur.

Protection renforcée
Cela pourrait aussi être l’occasion de mettre en œuvre une protection renforcée pour lutter contre les risques psychosociaux de manière plus globale dans l’organisation concernée. En aucun cas, le télétravail ne doit modifier, à la hausse ou à la baisse, les missions et activités habituelles du salarié, ses objectifs, le nombre d’heures de travail et sa charge de travail.
Le télétravail ne doit pas devenir uniquement un outil de flexibilité menaçant la santé des salariés. Cette dernière est d’ailleurs protégée par une réglementation stricte notamment concernant les durées maximales du temps de travail journalier, hebdomadaire, les droits à pause et repos.
Les entreprises font évoluer les modes managériaux vers davantage d’autonomie avec une contrepartie en matière d’obligations de résultat, notamment lors de la mise en place du télétravail. Cela suppose une vigilance particulière pour la protection des collaborateurs.

En effet, la direction doit veiller à un suivi régulier des télétravailleurs (via les entretiens obligatoires comme l’entretien professionnel ou à travers des entretiens facultatifs qui pourront être informels). Il sera aussi utile de travailler en étroite collaboration avec les représentants du personnel sur le sujet du télétravail comme des risques psychosociaux ainsi qu’avec la médecine du travail. Les managers pourront alors envisager l’opportunité d’un dialogue renforcé dans le cadre d’actions de prévention (audit des risques psychosociaux, nouveaux aménagements horaires, ergonomie des bureaux) dans le cadre de la mise en œuvre du travail à distance.
La mise en œuvre du télétravail en entreprise questionne ainsi sur l’éventuel développement d’outils de prévention des risques psychosociaux.
Ces outils peuvent être négociés dans la charte ou l’accord relatif au télétravail. C’est alors une occasion d’entamer le dialogue social sur le sujet des risques psychosociaux et notamment sur la déconnexion et la charge de travail. Le travail à distance serait alors un prétexte pour relancer le dialogue social autour de la prévention de certains risques et permettrait d’attirer l’attention des managers sur la nécessité pour leurs collaborateurs de mesurer l’usage des nouvelles technologies, même en situation de télétravail.

Caroline Diard est enseignante-chercheuse en management des RH et droit à l'EDC Paris Business School.
 

mercredi 25 septembre 2019

GREVE et MANIFESTATION du Mardi 24 Septembre 2019



Une manifestation qui c'est déroulé dans de très bonnes conditions sur LYON et dans toute la FRANCE.

Après les avocats, les médecins, les pilotes, les infirmières..., ce sont les militants de la CGT qui ont défilé, mardi 24 septembre, contre la future réforme des retraites.
La mobilisation a rassemblé « 150 000 manifestants dans toute la France », avec « 166 lieux de manifestations », s’est félicité sur BFM-TV le secrétaire général du syndicat, Philippe Martinez. « C’est un bon début, même s’il reste du monde à convaincre », a-t-il jugé. « On va tous être perdant » avec ce projet de réforme qui est « mauvais », a continué le leader syndical, qui promet de « pousser pour que le rapport de force s’élève et soit généralisé ».

Le gouvernement entend faire voter le projet de loi qui définira le nouveau système universel d’ici à juillet 2020, après une nouvelle concertation citoyenne. « [Son] objectif, c’est faire des économies et nous faire travailler plus longtemps », a déploré Philippe Martinez. « Les discussions qu’on a avec les syndicats suédois nous disent : “on en revient de ce système” » de la retraite à points, a expliqué le leader syndical mardi sur France Culture.

La réforme des retraites restait le principal motif de cette journée de mobilisation mais les
combats étaient multiples. "Exigeons l'augmentation des salaires, des créations d'emplois dans les services publics pour répondre aux besoins de la population, la possibilité d'un départ à la retraite dès 60 ans", ont écrit les syndicats participants 
(CGT-Solidaires -FSU -UNSA) dans un communiqué commun.


 
 *Source: les échos - le monde  (09/2019)


lundi 23 septembre 2019

Urgence Sociale le Mardi 24 Septembre 2019 - GREVE ET MANIFESTATION NATIONAL

Le 24 septembre en grève et en manifestation à 11h30 Manufacture des Tabacs/Bellecour.


Combat pour une obtenir une retraite à 60 ans

Pour défaire le projet du gouvernement qui veut nous imposer la précarité à tous les niveaux.

Combat pour gagner le référendum sur ADP 

Pour obtenir les 4,7 millions de signatures nécessaires pour garder le plus grand aéroport du pays sous la protection de l’état et non sous la domination des intérêts privés.

 Combat pour améliorer Les conditions de travail . 
 Combat pour protéger notre planète



En luttant, entre autres, contre les accords du Ceta (accords entre l’Union européenne et le Canada) et du Mercosur (accords entre l’Union européenne et plusieurs pays sud-américains). 
C’est la mobilisation de chacune et chacun d’entre nous qui nous permettra de gagner de nouveaux droits et mettre fin aux projets mortifères du gouvernement.

RENDEZ-VOUS TOUS ENSEMBLE LE MARDI 24 SEPTEMBRE 

NE VOUS Y TROMPEZ PAS ENSEMBLE NOUS POUVONS CHANGER NOTRE QUOTIDIEN SEUL ET SANS MOUVEMENT RIEN N'EST POSSIBLE


vendredi 19 juillet 2019

#Libération Fiscale - 19 Juillet 2019

Les Salariés Français sont les plus taxés d’Europe.

Le salarié moyen français coûte 56.499 euros par an à son entreprise (6e rang de l’UE), mais in fine, il ne lui reste que 24.062 euros en pouvoir d’achat réel (11e rang de l’UE). Ce calcul a été réalisé par EY pour l’Institut économique Molinari qui publie comme chaque année son étude sur la pression fiscale et sociale réelle du salarié moyen de l’Union européenne.

La France championne de l’UE

depuis 2016, notre pays reste le champion de la fiscalité de l’Union européenne, avec plus de 50 % de taxation.

À partir de ce 19 juillet, le salarié moyen va garder pour lui tout l’argent de son travail.

Un salarié célibataire français travaillera cette année jusqu’au jeudi 18 juillet pour payer ses impôts, taxes et cotisations sociales et sera libre d’utiliser pour ce qu’il veut son argent à partir du vendredi 19, contre le 27 juillet en 2018, d’après l’étude annuelle sur «la pression fiscale et sociale» de l’institut Molinari (IEM), que révèle Le Figaro.
Cinq jours après la fête nationale, les salariés français pourront donc célébrer le «jour de libération fiscale», que calcule chaque année le think-tank libéral basé à Bruxelles. Il s’agit de la deuxième amélioration en deux ans. «2018 et 2019 marquent une rupture, avec l’amorce d’une baisse de la fiscalité en France, relève Nicolas Marques, le DG de l’IEM. 

Espérons que ce mouvement se renforcera dans les années à venir.» 
Les Français n’en restent pas moins les derniers «libérés» d’Europe, l’Hexagone connaissant encore la plus forte pression fiscale du Vieux Continent.
 

 Source: le figaro + institut Molinari

En vue des taxes et du taux d'impositions dans notre pays, est-il justifié de se voir réformer les retraites et le fonctionnement des  mutuelles par exemple ? on peut légitimement se poser la question....

Ces réformes sont elles toutes bénéfiques pour nous  salariés Français ?




jeudi 18 juillet 2019

#CNIL et données enregistrées par les entreprises

Cookies : que vont changer les nouvelles directives de la Cnil pour les entreprises ?
 

 DONNÉES PERSONNELLES : VOUS AVEZ DES DROITS !


 A SAVOIR:
La Cnil donne un délai d'un an aux entreprises pour modifier leur politique de cookies sur leur site internet, avant de faire pleuvoir les amendes. Ces dernières ne pourront plus tracer leurs visiteurs sans recueillir leur consentement de manière beaucoup plus explicite

La Cnil ne plaisante plus. Le 28 juin, la Commission Nationale informatique et libertés a publié son plan d'action relatif au ciblage publicitaire, un an après l'entrée en vigueur du RGPD et avant l'adoption d'une nouvelle directive européenne sur le sujet, baptisée ePrivacy. Ses nouvelles lignes directrices remplaceront la recommandation de 2013 sur les cookies et autres traceurs.

Ce sera ainsi la fin du soft opt-in, qui permet aux sites de recueillir le consentement des visiteurs sur la politique de cookie via la simple poursuite de la navigation. 
D'ici un an, les sites français devront donc demander et recueillir un consentement explicite de la part de leurs visiteurs s'ils veulent placer des cookies. 
Pour comprendre les enjeux de ce changement, entretien avec l'avocate Sonia Cissé, à la tête du département IT/TMT du cabinet d'avocats Linklaters.


LA TRIBUNE - Quelles entreprises sont touchées par ce changement ?
SONIA CISSÉ -
Les cookies permettent de reconnaître les utilisateurs, de tracer leur navigation pour personnaliser les offres produits. Presque toutes les entreprises qui ont un site Internet en font usage. Donc la nouvelle réglementation concerne tous les secteurs, toutes les entreprises qui utilisent des cookies, qu'il s'agisse des entreprises du digital mais aussi les banques, les assurances ou les commerces en ligne, entre autres.


Est-ce un progrès pour les internautes ?

Cette nouvelle obligation imposée aux entreprises leur donne un peu plus de pouvoir. Avec le soft opt-in, le consentement était validé si le visiteur continuait à utiliser le site. Avec les changements demandés par la Cnil, les personnes vont devoir effectuer un acte positif, un clic sur une case dédiée, pour valider leur consentement. Or, qui dit acte positif, dit également plus grande connaissance des usages.

C'est ce que craignent certaines entreprises : avec l'acte positif, l'information remonte d'un niveau, et l'attention des utilisateurs sera plus orientée vers les pratiques des entreprises. Alors que jusque-là, les visiteurs n'y faisaient pas attention, et très peu d'entre eux lisaient les politiques de confidentialité.


Que va changer l'interdiction du soft opt-in pour les entreprises ?

La Cnil demande à des entreprises qui ont déjà fait une mise en conformité au RGPD de modifier encore leur politique sur les cookies. Car jusque-là, bien que contraire à l'esprit du RGPD, le soft opt-in n'était pas clairement interdit. La question des cookies doit être abordée dans le règlement européen ePrivacy, qui devait arriver en même temps que le RGPD, mais qui a été reporté à 2020. 
Les nouvelles règles de la Cnil anticipent donc le futur règlement ePrivacy.

C'est un vrai changement, au point que certains lobbys pensent qu'il s'agit d'une menace pour le modèle économique de certaines entreprises du web. 
Mais le contenu du règlement ePrivacy n'est pas encore gravé dans le marbre. Il pourrait bouger par rapport à aujourd'hui, rien ne garantit qu'on retrouve exactement le même contenu dans la version finale. 
La Cnil anticipe quelque chose qui n'est pas encore figé, elle pourrait donc rétro-pédaler en 2020. Mais à mon sens, ce n'est pas probable.


La Cnil a donné un an aux entreprises pour opérer leur mise en conformité ? Est-ce suffisant ?

La mise en conformité impose de rédiger de la documentation, de modifier les procédures, et de former les salariés aux nouvelles obligations. Beaucoup voient l'investissement financier, mais il y a surtout un investissement humain fort, que les entreprises sont parfois réticentes à effectuer.


Mais avec l'entrée en application du RGPD, tout un écosystème de la mise en conformité s'est créé. Les plus grandes entreprises peuvent faire appel à des cabinets d'avocats spécialisés. 

Les plus petites entreprises qui n'ont ni les moyens ni les ressources ont d'autres possibilités, comme faire appel à des consultants externes. 
Ensuite, le temps d'adaptation est très variable selon la taille de l'entreprise, le nombre de traitements concernés, et si le projet est porté au plus haut niveau de l'entreprise ou non. Mais dans tous les cas, un an, c'est largement suffisant.


Source: La tribune - Juillet 2019